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En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint

"Ma belle soeur qui a eu le courage cette fois de porter plainte,et que j'ai accompagnée.Et bien décue du resultat,en fait la gendarmerie a relâché son mari au bout de 20 heures en garde à vue;et il rejoint le domicile conjugal.Inadmissible après ce qu'elle a subi;c'est bien la peine de faire de la publicité!!!" Commentaire de Michèle le 27 novembre dernier sur la note du 10 10 2006 (!) "femmes battues, cela vous concerne" 

Ce n'est qu'un des nombreux commentaires sur cette note, dans la même tonalité.

Il est urgent que les pouvoirs publics se saisissent de cela. Comment se fait-il que les femmes qui portent plainte soient traitées d'une manière différente selon l'endroit où elles vivent? Pourquoi l'expérience de Douai, très efficace, n'est-elle pas étendue à tout le pays? Comme vous dites, Michèle, c'est bien la peine de faire de la publicité. Qu'en est-il de la réalité ?  

Il faut passer de l'incantation à l'action. Il m'est insupportable que des reportages dans tous les médias, chaque année, soulignent avec une mine toute triste qu'une femme meure sous les coups de son conjoint tous les 3 jours.

Cela fait des années que cela dure, et que ce chiffre ne baisse pas. Comment cela se fait-il ? Que faut -il faire pour que cela change? que faut-il faire, surtout, pour éviter d'en arriver à la mort de ces femmes? 

Que faut-il faire pour que la souffrance des femmes maltraitées soit prise en compte et non plus considérée comme étant une fatalité? Ces femmes sont les victimes d'hommes qui ont besoin de passer leurs nerfs sur quelque chose. La violence psychologique est souvent le prémisse d'une violence physique. Elles se retrouvent alors rabaissées au niveau d'objet. Le comble est qu'elles en ont honte, comme si elles étaient coupables de quelque chose.

Parce que cela se passe dans la maison, dans la sphère privée, que les femmes ne portent pas leur souffrance àl'extérieur - Qui le ferait? - il paraît que c'est insaisissable. Raison de plus pour porter le débat sur la place publique, les assurer du soutien des pouvoirs publics, c'est le seul moyen!

Lorsqu'elles ont eu la force et le courage de dénoncer et de mettre fin à leur martyr, elles n'en sont pas sorties pour autant. Retrouver une vie normale nécessite une énergie immense, une volonté sans faille, un soutien inconditionnel de l'entourage. Il n'est pas juste que les femmes aient à subir tout cela, aient à trouver en elles toutes ces ressources! Il ne pourra pas y avoir d'égalité tant que cette situation perdurera.

Les victimes de cette violence domestique sont aussi, ne l'oublions pas, les enfants. Cette cause ne mérite t-elle pas qu'on s'y attarde?

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  Les femmes représentent la moitié de la population. Il ne s'agit pas ici de la défense d'une minorité. Pourtant, la mort tous les 3 jours d'un membre de toute autre catégorie de Français provoquerait une réaction énorme. Pourquoi, alors, les pouvoirs publics ne sont-ils pas capables de prendre des mesures radicales, à la hauteur du problème?

Les campagnes de communication sont timides, beaucoup trop ponctuelles, les réponses apportées aux femmes sont trop diverses, la répression insuffisante, la prévention aléatoire... ce n'est clairement pas une cause nationale. On se limite aux effets d'annonce. Et nous manquons de grands noms pour porter cette cause, c'est évident. Et c'est malheureux!

28 novembre 2009 dans Paroles de femmes | Lien permanent | Commentaires (2)

Les étudiants en journalisme de l'ESJ et les régionales

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 Les étudiants de l'école supérieure de journalisme de Lille lancent un blog pour suivre la campagne des régionales 2010.

Internet, LE média qui a été un vecteur primordial de démocratie et de contrepouvoir lors de la campagne éhontée des médias officiels pour le oui au referendum sur le TCE, sera t-il cette fois encore une voie royale pour que les citoyens s'emparent du débat?

J'aimerais bien ! Sachant que le contexte est différent : pas de confiscation et de campagne totalement subjective des médias cette fois.

Sauf, bien sûr, les campagnes d'intox du gouvernement. J'en veux pour preuve les multiples sondages commandés par l'UMP (Trois millions et demi d'euros payés par l'Etat...). Etonnons-nous, chers concitoyens, que seule une infime partie ait été portée à notre connaissance ( les bons ?). 

Ce recours massif à un média sans contrôle sous entendrait donc que l'on a besoin d'un moyen d'expression alternatif pour cause de pression médiatique trop forte et, surtout, que l'on donne une dimension nationale à la campagne régionale. Et franchement, l'Elysée n'y a vraiment pas intérêt !  

Peu de Conseillers Régionaux ont un blog. Certains se sentent plus à l'aise dans d'autres modes de communication. Personnellement, cette manière de rendre compte de l'action régionale, de maintenir ou de construire la relation entre vous et moi me va bien. Je ne suis pas quelqu'un de discours, je me sens plus à l'aise à l'écrit.

Et en 5 ans de blog, j'en ai écrit des choses !

22 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0)

Echo des Régionales II

 En cette période de constitution des listes aux régionales, il me paraît intéressant de rappeler les principes qui prévalent dans les commissions électorales, fédérales ou nationales. Car toutes régionales qu'elles soient, les listes des candidats doivent passer entre les fourches caudines d'une commission électorale nationale, histoire de vérifier que l'équilibre subtil entre les différentes composantes de notre Parti ne souffre pas trop des influences locales.

Première étape : désigner la tête de liste. On coche. Ca, c'est fait. Indiscutable Daniel Percheron pour le Nord Pas de Calais.

Deuxième étape : le dépôt des candidatures. On coche, ça, c'est fait aussi.

Oui, je sais. J'aurais dû écrire des notes au fur et à mesure. Mais les explications n'arrivent jamais trop tard, n'est ce pas?

Alors, ça. Les candidatures, ce n'est pas ça qui manque. Vive la démocratie! Un membre de la commission nationale me confiait même que, dans une section du Centre de la France, tous les adhérents avaient posé leur candidature. Là, c'est peut être un peu excessif. Candidature pour témoigner, pour embarrasser, pour rigoler, pour de vrai ... peu importe. Ce sont des candidatures à gérer.

Troisième étape : la constitution de la commission électorale. Composée de membres à la proportionnelle des courants. Car la diversité du Parti doit se traduire dans les candidatures. La commission nationale doit veiller au grain et peut retoquer une fédération.

Quatrième étape : la constitution de la liste. L'objectif étant de construire une liste de candidats

1 qui représentent un territoire.

Car les élus au Conseil Régional, tout en devant mettre en place des politique à l'échelle de l'ensemble de leur région, se doivent d'être l'émanation d'une section, d'une ville, d'une circonscription ou d'un arrondissement afin que la totalité du territoire dans ses différentes composantes soit représentée. Ainsi de Dunkerque à Avesnes, de Lille à Prisches, tous les candidats doivent représenter une zone géographique.

2 qui représentent un peu plus qu'eux mêmes.

Car l'objectif est de gagner les élections en présentant des candidats connus et reconnus pour leur action et qui représentent quelque chose aux yeux des citoyens. Cela peut être par leur travail ou dans leur action précédente si ils sont élus sortants, ou autrement, dans d'autres mandats par exemple ou par une action citoyenne. Ils doivent aussi représenter aussi la société française dans son ensemble.

Bien entendu, les listes doivent être paritaires. C'est la loi.

Nous en sommes là. Je vous tiens informés?

17 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (13)

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