Toulouse ou ailleurs, congrès, Part 2
Ça y est, ça recommence !
Ce matin, nous avons encore un nouveau candidat. Peu importe qui. Il a autant de valeur et de talent que les autres, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que cela commence à faire beaucoup, et mal.
François Hollande parti, la guerre de succession est ouverte. Ceux qui l'avaient suivi quoi qu'il fasse, sous couvert d'unité – ah l'unité! C'était d'ailleurs je crois le titre de l'ancien journal interne du PS, l'Unité. Ceux-là donc, unis jadis sous la même bannière, se découvrent aujourd'hui des divergences telles qu'ils ne peuvent faire autrement que de se considérer comme la seule option possible pour succéder à François Hollande (soupir fatigué).
On n'apprend décidément rien du passé. Surtout en politique, et à droite comme à gauche.
Avoir payé au prix fort les conséquences du refus de se remettre en question et au travail après Avril 2002, voilà qu'on recommence ! Si une synthèse doit avoir lieu, c'est maintenant. Une vraie synthèse, construite sur une véritable cohérence politique, fondation d'un socialisme tourné vers l'avenir sans renier son passé. Pas une synthèse du type du Mans, si artificielle qu'ella a volé en éclat sitôt franchi le panneau de sortie de la ville.
Passons sur l'occasion manquée de nous remettre en question du congrès de Dijon. Cette fois, nous avons face à nous des Français qui, s'ils nous font confiance localement, ont classé le PS en pertes et profits.
Pourtant ce sont les mêmes, souvent. Mais localement, l'union est de mise. Et on gagne. Au niveau national, on se bagarre. Et on perd.
Nous sommes tous rénovateurs aujourd'hui, même si certains sont plus récents que d'autres et plus ou moins sincères. Ce que nous avions porté de nouveau et de spécifique au NPS depuis le congrès de Dijon, a été complètement capté par le PS et dilué dans le programme des présidentielles. Tant mieux, les propositions que nous portions n'avaient pas pour destination un fond de tiroir. Mais tout cela n'aura servi à rien si nous passons de nouveau notre temps à nous chamailler pour assouvir les ambitions personnelles des uns ou des autres.
Ceci dit, se réfugier derrière la toute puissance des idées en prétendant négliger celui qui les porte nous conduirait de nouveau à une défaite. L'UMP n'aurait pas gagné si Sarkozy n'avait pas été candidat. L'effet de balancier aurait joué, malgré les maladresses de Ségolène Royal. Sans renier mon soutien à sa candidature, je ne le renouvellerai pas. Il a été, je l'avais dit, la résultante d'un choix par défaut entre trois candidats qui, sur le fond, avaient toujours partagé la même vision du PS. Espérons que la désignation du prochain candidat se fera par adhésion plus que par défaut.
Ce sera d'ailleurs l'une des perspectives les plus importantes à examiner lors du prochain congrès. A savoir, le PS Français, considéré comme l'extrême gauche du PSE, va t-il officiellement s'inscrire dans la foulée des PS sociaux démocrates en perte de vitesse partout en Europe?
Si c'est pour faire ça ...
Je pense que ce congrès ne sera pas décisif. Le prochain, si. Celui juste avant les présidentielles. C'est pour cela que nous devrions en profiter pour la faire, cette mue!





