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TVA à 5,5% dans la restauration : Te Vas Ar'cruter ?

Comme on dirait dans le patois du Nord...

Je suis dubitative devant la levée de boucliers des restaurateurs exigeant la baisse de la TVA à 5,5% dans leur secteur d'activité.

Certes, toute baisse de TVA, impôt particulièrement inéquitable puisqu'il atteint tous les consommateurs de la même manière, est bonne à prendre. Qu'il soit millionnaire ou chômeur, le Français paie son essence au même prix, ce qui n'est pas un exemple à suivre en matière de justice sociale, en particulier lorsque le taux de TVA est élevé. Donc, baissons la TVA.

L'unanimité des 25 pays européens étant exigée pour acter des variations de TVA, bonne chance car comme vous le constatez sur ce tableau des TVA européennes il n'y en a pas deux identiques.

Au delà de cela, je me pose quand même certaines questions sur l'intérêt d'une telle mesure. Que M. Chirac ne tienne pas ses engagements est, pous nous, soit une bonne nouvelle, soit une habitude.

J'aime beaucoup le métier de restaurateur, vouloir nourrir les autres, les régaler, leur faire plaisir en leur faisant frétiller les papilles, c'est très sympathique comme activité. J'en connais beaucoup pour qui ce n'est pas qu'un gagne-pain, mais une façon de voir la vie.

Toutefois, cette baisse de TVA entraîne quelques questions simples.

- l'argument le plus mis en avant est la création d'emplois.

Dans un secteur dit "en tension", avec les chiffres du chômage actuels, qui oserait le réfuter?

Le gouvernement, oui, en tout cas, car un emploi créé par le biais d'une baisse de TVA revient bien plus cher qu'un emploi créé par une baisse de charge comme le démontre cet entretien instructif trouvé dans l'Expansion ( source objective s'il en est!).

Sans compter le manque à gagner, en ces périodes de déficit public vertigineux, mis en avant par M. Breton pour faire passer des mesures d'austérité, certaines inadmissibles comme les économies faites sur les suppression de postes dans l'enseignement. Déficit miraculeusement réduit comme vous pouvez le constatez car Saint-Copé est arrivé.

- Pour être pragmatique, la baisse de la TVA devrait permettre d'embaucher ( 40 000 emplois selon la branche professionnelle, 12 000 selon l'OFCE ) et de mieux payer les salariés.

Bien,très bien. Je suis pour. En baissant le prix du service offert?  Bruxelles ayant estimé la baisse du repas à 4% en cas de baisse de la TVA à 5,5%, on peut sans hésiter affirmer que ceux qui allaient déjà au restaurant continueront à y aller, mais que ceux qui n'y allaient pas n'iront pas davantage.

Donc pas plus de clients, mais de meilleures conditions de travail. Ca aussi je suis pour. Hausse du SMIG de 11% et 6ème semaine de congés payés. Le secteur ferait-il figure de leader en matière de progrès social? Il est vrai que les conditions ainsi que les horaires de travail sont très pénibles.

C'est ici qu'une deuxième bonne nouvelle intervient. C'est une explosion de l'activité du bâtiment! Car pour installer tous les clients supplémentaires qu'il va falloir attirer pour assumer ces conditions, il va aussi falloir aggrandir les restaurants. Une différence de 5,5 à 19,6% sur un repas n'y suffira jamais, donc, il va s'agir d'augmenter la quantité de repas servis. Avec une baisse du repas de 4%...

Plus sérieusement, on peut supposer que si demain cette baisse de la TVA avait lieu, les restaurants où on mange bien, où le service est sympathique, où on est obligé de manger seraient toujours aussi pleins, et les autres ne connaitraient pas d'augmentation de leur fréquentation. Il ne faudrait alors ne compter que sur l'existant. 19,6 - 5,5 = 14,1. Un peu maigre pour 40 000 emplois supplémentaires, 6 semaines de congés payés et 11% d'augmentation du SMIG.

On peut, par contre, imaginer une diminution de l'emploi non déclaré. Car le travail se fait déjà. Ainsi qu'une augmentation certaine des bénéfices des restaurateurs.   

Mais alors que M. Chirac nous dise clairement qu'il fait du clientélisme primaire sans se cacher derrière des créations d'emplois qui suscitent des espoirs chez ceux qui en cherchent et pour qui c'est très dur. Qu'il se rassure, cela n'étonnera personne!

Mais qu'il cesse son double langage en promettant aux restaurateurs ce que ni son ministre de l'économie, ni l'Europe ont l'intention d'accorder.

Sarkozy ou la cour des miracles

Ecoutez notre ministre de l'Intérieur, non seulement il est déjà candidat aux élections présidentielles, mais il est déjà quasiment élu. Un discours - je l'ai écouté - habilement dosé pour plaire, convaincre, un véritable programme de campagne! Une communication basée sur ce qui semble marcher, mais qui élude soigneusement tout sujet susceptible de contradiction.

Hélas, les Français ne jugent pas sur un bilan.

Sinon, je n'aurais aucune crainte. Objectivement. Savoir communiquer, c'est un peu juste pour être un bon président de la République.

Il paraît que la délinquance diminue. Tant mieux. Pourtant les chiffres des violences physiques sont en forte augmentation. Sans doute que les coups portés aux femmes ne sont pas suffisamment importants pour éveiller l'intérêt du Ministre... Il est indigne que, dans notre pays, UNE FEMME SOIT PLUS EN DANGER CHEZ ELLE QU'A L'EXTERIEUR.

Juste un autre indicateur, plus de 45 500 voitures brûlées en 2005, c'est la performance atteinte par M le Ministre qui avait fait son cheval de bataille de ... était-ce la lutte contre ce "sport national", ou en était-ce la promotion?

La création d'une police ferroviaire? Présidente du comité de ligne TER de Lille métropole, où nous la réclamons depuis assez longtemps, je ne peux que me réjouir d'une présence sécurisante dans les trains.

Vivant à Tourcoing, je ne peux que me demander comment et où des budgets ont été découverts, comme par miracle, pour créer ces équipes. Tourcoing où les élus se battent pour obtenir les 100 policiers qui y font défaut et qui organise donc la signature d'une pétition réclamant des effectifs de police et à laquelle je vous invite à participer. Tourcoing, ville modeste, qui se bat pour avancer, malgré les critiques incessantes des députés UMP.

Et je suis persuadée que les propos de C. Vanneste qui font l'actualité ne sont pas pour rien dans la situation difficile de Tourcoing à cet égard. Nicolas Sarkozy ayant décidé de prendre de la distance par rapport à lui, comme lorsqu'il a reculé son arrivée à Neuville en Ferrain, sur la circonscription de C. Vanneste, jusqu'au départ de celui-ci. Se fâcher avec son ministre-de-l'intérieur-président-de-son-parti-qui-veut-être-président-de-la-république n'est sans doute pas la meilleure méthode pour obtenir quelque chose, fût-ce son dû!

Il serait scandaleux que ces effectifs ne viennent pas en supplément mais soient prélevés sur l'existant! Mais ne soyons pas naïfs, c'est probablement ce qui se prépare.

Nous devons nous dresser face au gouvernement. Nous devons adopter des méthodes plus efficaces qui nous fera passer de Don Quichotte face aux moulins à vent à un combat d'opposants politiques constructifs et écoutés, parce que respectés.

Il est très inquiétant de constater que sur les territoires, partout en France, une grande majorité d'acteurs politiques, économiques, sociaux - parfois même partisans du gouvernement - à tous les niveaux, lancent des cris d'alerte sur la situation, qui restent totalement ignorés du gouvernement. La façon dont nous nous opposons ne suffit plus. Je suis convaincue qu'il va maintenant falloir passer à autre chose.   

Un petit clin d'oeil sur le sujet à notre ami Sarkophage qui a fort à faire. Nul doute que internet par  le réseau des blog, est l'un des outils à utiliser pour se faire entendre. Une mobilisation nationale peut se faire par cet intermédiaire. Tout comme organiser du lobbying, ou faire un blocus sur un produit porteur de valeurs négatives, par exemple fabriqué par des enfants, ou venant d'un employeur voyou ayant délocalisé sauvagement.

AU SECOURS !

J'ai été bouleversée aujourd'hui. En discutant avec des animatrices de centre social. Elles m'ont raconté le dénuement de leur structure. Elles m'ont raconté le désespoir de quartiers complets. Elles m'ont raconté que cet été, elles avaient décidé toutes les deux d'aller faire la lecture à des enfants habitant dans une barre d'immeubles, dont on n'entend pas parler, qui ne font pas d'histoires, près du centre social, près de chez moi, près de chez vous.

Cet été, elles faisaient régulièrement la lecture sur la pelouse à une quinzaine d'enfants de ces immeubles, en majorité des petites filles. Un jour, il a plu. Pour vous et pour moi, ce n'est rien. On se met à l'abri, et on fait autre chose. Cela n'a pas d'importance. Pour ces enfants, c'était une catastrophe. ILS ONT SUPPLIE CES DEUX FEMMES DE VENIR SOUS LES ARBRES POUR LEUR LIRE CES LIVRES."ILS NE SERONT PAS MOUILLES SOUS LES ARBRES". PARCE QUE C'ETAIT LEUR SEUL HORIZON, LEUR SEULE PETITE LUMIERE DE LA JOURNEE, DES VACANCES, DE L'ETE!

Comment pouvons-nous encore nous regarder en face, nous socialistes, avec nos querelles de présidentiables? Préférant aller faire de l'oeil à l'électorat centriste plutôt que d'aller donner un peu d'espoir à ces gens, abandonnés de tous, à ces enfants sans avenir, sans espoir? Qui le fera si ce n'est pas nous? Le front national? Oui, dans ces quartiers, le FN fait un score élevé. Parce que ceux qui n'ont pas le choix d'y rester votent forcément pour celui qui leur propose des solutions radicales, extrémistes, catastrophiques.

Et qu'on ne me réponde pas que je fais du populisme, ou que c'est marginal. C'est près de chez vous que cela se passe, ce sont des enfants que vous croisez tous les jours dans les quartiers populaires. Le lien social ne trouve plus le moyen de se construire. Ces  centres sociaux voient leurs subventions fondre avec les diminutions des crédits de l'Etat, qui fait semblant d'entendre mais qui ne fait RIEN,et les réductions du FSE (fonds social européen). Toutes les associations caritatives également. Toutes me le disent : la croix rouge, le secours populaire, les restos du coeur...

Et on en revient à la constitution européenne. En bloquant la décision de l’augmentation des contributions de chaque pays sur un vote unanime, le fonctionnement à budget constant devient impossible. La répartition des aides entre 25 pays avec une différence de 1 à 5 alors qu’il suffisait à peine pour 15 pays avec une différence de 1 à 2, est à revoir. Il faut que le FSE retrouve sa vocation d’appui à ces structures. Tout le reste n’est que discours inutiles.

Rénover, maintenant dans le Nord !

Hier soir, vendredi 20 Janvier, se sont réunis les responsables fédéraux du NPS-Nord. Après un rappel des faits ayant abouti à la situation que nous connaissons, ainsi qu'une information donnée à ceux qui ne disposaient pas de la totalité des éléments, à savoir:

L'axe central de notre courant "Notre candidat, c'est le projet"; la décision prise à l'unanimité à Fouras de partir sur notre propre ligne politique au congrès du Mans; le ralliement sans condition d'Emmanuelli; le sens du mandat donné aux délégués du Mans; et enfin le déroulement des AG de motion du congrès; les interventions en tribune de nos responsables, à l'encontre des mandats confiés; le retour vers les fédérations.

Puis le rebond, la résolution de repartir, poussés en cela par les messages innombrables de soutien, et la création, dès le 10 décembre de Rénover, Maintenant.

La fédération du Nord, l'une des plus importantes de France, se devait, comme de nombreuses autres fédérations l'ont déjà fait, prendre position. C'est chose faite avec l'adoption A L'UNANIMITE! ( - 1 abstention), de la résolution suivante:

"Le Conseil d'Administration du NPS-Nord réuni le 20 janvier 2006 condamne le non respect par plusieurs de nos représentants nationaux du NPS à la commission des résolutions au Mans, du mandat qui leur avait été donné par les délégués au congrès.
Contre l'avis de l'Assemblée Générale de la motion 5, la majorité d'entre eux ont approuvé la synthèse autour de la motion majoritaire.
Le mandat confié était clair et structuré autour de 5 exigences relatives à la mondialisation, à la fiscalité, aux questions sociales, européennes et à la VIème République.
Il avait été signifié à nos représentants que la synthèse ne saurait être acceptée qu'à la condition que les propositions autour de ces 5 thématiques soient reprises."

En conséquence, la décision a été prise, également à l'unanimité ( - une abstention), de la convocation d'une assemblée générale extraordinaire afin de modifier les statuts du NPS-Nord en Rénover, Maintenant-Nord, s'associant en cela à la démarche de Arnaud Montebourg, Karine Berger, Thierry Mandon et Christian Paul, que nous remercions une fois encore d'avoir préservé nos convictions et nos espoirs.

RM-Nord a bien l'intention de prendre toute sa part dans l'immense tâche de se poser comme alternative et force de proposition, avec un intérêt tout particulier vers l'ouverture proposée à l'extérieur du Parti Socialiste.

Nous avons, de plus, le plaisir de voir notre mandataire, Michaël Moglia, devenir Secrétaire Général de Rénover Maintenant!

Et ta soeur?

Yin_et_yang   Vous le savez, je ne suis pas une extrêmiste de la parité à tout prix. Mais là, trop c'est trop.

L'élection de Michelle Bachelet au Chili, la forte probabilité de la réélection avec succès de Tarja Halonen en Finlande et la prise de fonction de Ellen Johnson Sirleaf au Liberia ( sans compter il n'y a pas si longtemps Angela Merkel élue chancelière d'Allemagne )... tout cela a dû réactiver les instincts primaires machistes qui sommeillaient - pas très profondément - chez certains.

Les commentaires au sujet de Ségolène Royal frisent parfois la désobligeance. La palme est difficile à décerner, mais il y a de nombreux concurrents.

Une femme en position de remporter la présidentielle dans les sondages, chez nous, en France! Quel camouflet pour tous les candidats "naturels".

Car un homme est toujours un candidat naturel. Et une femme a forcément pris sa place si elle est candidate. Pose t-on à un homme la question de sa compétence? à Ségolène Royal, oui. La question de son expérience? A Ségolène Royal, oui. De sa légitimité? A Ségolène Royal, oui. En vertu de quoi?  Et non seulement, ces questions sont parfois posées de manière fort déplaisante, mais en présumant, de fait, de son inaptitude. C'est intolérable.

La population, elle, est parfaitement disposée à être gouvernée par une femme. Le lynchage en règle de Edith Cresson lorsqu'elle était première ministre, a été le prétexte de la relégation des femmes loin des décisions politiques. Cela ne durera plus longtemps. Les élites en ont terminé de décider pour la population de ce qui est bon pour elle - voir le référendum sur le traité constitutionnel.

Avez-vous remarqué que dès qu'il se passe un évènement ailleurs dans le monde, la seule question qui nous préoccupe est " et chez nous, est- ce possible? Quel est l'état des lieux? comment cela se passe en France? "

Là, rien! Pourtant, il serait intéressant de répéter que seulement 12% de femmes siègent au parlement, 10% sont maires dont une majorité écrasante dans les petites communes, 10% sont conseillères générales, 17% sont sénatrices !

Les femmes ne sont pas représentées dans les décisions politiques de manière juste en France!

Je suis consternée des réflexions sur Mme Royal. Elle est présidente de Région - la seule malgré une quasi totalité de Régions socialistes - elle est accusée d'avoir un sale caractère - car lorsqu'une femme a de l'autorité sur les autres, c'est forcément son caractère qui est en cause, les journalistes présument de son inévitable incompétence, on lui demande ses références, à elle, alors que notre président de la république actuel va laisser un pays en lambeaux. Pourquoi les journalistes n'ont-ils donc pas demandé ses références à M. Chirac avant qu'il se présente? Si on avait su, on ne l'aurait pas élu! Déjà qu'on y a été obligé...

Je ne résiste pas à la tentation de vous rappeler cette citation édifiante de J. Chirac: " Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas."

Au delà de cela, il ne s'agit pas de transformer Ségolène Royal en phénomène de foire. Elle est populaire, elle est capable, elle ferait une bonne présidente de la république. J'espère qu'elle sera intéressée par le projet que proposera Rénover Maintenant, cela me permettra de la soutenir!

AH NON !!!

Le gouvernement de M de Villepin se révèle tellement incapable de baisser le chômage de façon durable et incontestable qu'il envisage tout et n'importe quoi .

Ainsi, le grand argument qui a contribué à faire avaler la pilule du contrat nouvelle embauche, à savoir la réservation de celui-ci aux petites entreprises - comme si cela changeait quelque chose sur le principe ! - est remis en question.

Les grandes entreprises, grandes utilisatrices de subventions et d'aides en tous genres mais peu créatrices d'emplois, pourraient donc embaucher en CNE selon les revendications du MEDEF. Ce contrat soit disant formidable ne crée pourtant  pas d'emploi dans les très petites entreprises (TPE). L'effet d'aubaine existe. Mais la grande majorité des embauches en CNE auraient eu lieu quoiqu'il en soit.

Le panel des contrats - CDI, CDD, interim, contrats aidés, contrats à durée de chantier - est suffisamment large pour qu'un patron voulant embaucher le fasse.

ALORS CELA SUFFIT! Le CNE est typiquement une mesure qui accentue encore la précarité des salariés. UNE MESURE QUELLE QU'ELLE SOIT NE CREE PAS D'EMPLOI, c'est l'activité économique, et donc l'activité des entreprises qui pousse à embaucher.

Une entreprise n'embauche pas juste pour bénéficier d'une réduction de charges, elle ne peut pas se permettre ce genre de fantaisie.

Elle embauche parce qu'elle a besoin d'une personne pour remplir une tâche afin de répondre aux besoins de ses clients. Les mesures ne sont pas faites pour satisfaire les employeurs, mais pour permettre l'embauche de catégories de salariés trop facilement mises de côté - les jeunes, les plus de 50 ans, les demandeurs d'emploi de longue durée, les handicapés - ou ceux qui ont besoin d'un coup de pouce - les femmes isolées, les bénéficiaires du RMI. J'entends aujourd'hui le ministre dire que "il ne faut pas faire des jeunes une catégorie à part". Tout à fait d'accord, mais alors que les employeurs, lorsqu'il faut embaucher, N'ECARTENT PAS NON PLUS LES JEUNES DES EMPLOIS ! Ce sont eux qui en font une catégorie à part.

L'entrée des jeunes femmes et jeunes gens dans le monde du travail est LE défi que nous avons à relever. L'ostracisme dont ils sont victimes ne fait pas honneur à notre pays.

Qu'un employeur appelle l'ANPE en décrivant d'abord la mesure dont il pourrait bénéficier, au lieu des compétences du futur salarié est un détournement courant et néfaste, et traite le problème à l'envers. La démultiplication des mesures ne démultipliera pas les emplois.

Ce traitement du chômage par une politique "à la petite semaine" est inquiétant! Alors, NON, pas de CNE pour les grosses entreprises. Ne participons pas à la création d'un nouveau groupe de salariés au statut précaire au sein de ces grosses entreprises dotées d'une DRH, et parfaitement en capacité d'anticiper le marché.

Trop de sujets d'indignation pour espérer une bonne année!

Mesdames et messieurs, je vous invite à partager mes inquiétudes, mes agacements, voire mes colères, et à y ajouter les vôtres. Non pas pour un soulagement, certes bienvenu, mais improductif - le Français est râleur de nature, cela on le sait, cela fait partie de son charme! - mais pour tenter d'y apporter des solutions!

Les sujets, hélas, ne manquent pas!

1 million d'enfants vivent en France sous seuil de pauvreté selon une étude du CERC, deux millions selon une association familiale.

C'est inacceptable, révoltant ! Au delà de la dénonciation des conditions de vie, indignes, que cela induit pour ces enfants, et des sentiments que cela entraîne inévitablement chez chacun de nous - bouleversement, honte, désarroi, consternation - cela remet en cause également les valeurs fondatrices de notre République. A quelle liberté, quelle égalité, quelle fraternité peut-on croire lorsque on naît pauvre et qu'on a tous les risques de le rester toute sa vie ? Et c'est de notre responsabilité politique d'y apporter une solution, ou plutôt des solutions. Les femmes, assumant 90% des foyers monoparentaux, sont les plus grandes victimes de la pauvreté (partout sur la planète). Un cercle vicieux que nous devons rompre. La femme doit reprendre la place qui lui est dûe dans la société.

Un système de garde des enfants, de tout petits à grands, afin de construire une société capable de prendre le relais de ces parents totalement dépassés par leurs responsabilités. Dans l'intérêt de cette même société. Dans notre Région, le Nord-Pas de Calais, plus de 70% des enfants de deux ans sont scolarisés. C'est beaucoup plus qu'ailleurs - nous sommes aussi une région plus jeune. A priori, c'est une bonne nouvelle.

Seulement, les enfants qui sont le plus scolarisés sont issus des secteurs les plus favorisés. A quand un vrai service public de la petite enfance? Un petit enfant de deux ans est-il vraiment à sa place dans une école? Avec les horaires et les contraintes du système scolaire français? Avec une intensité horaire dont on ne trouve pas l'équivalent en Europe?

A quand une vraie prise en compte des rythmes des enfants, et pas seulement de ceux des enseignants, ni des parents? A force d'en parler, il va falloir le faire! La semaine de 4 jours n'enthousiasme personne car elle ne résoud rien. C'est le contenu horaire quotidien qui est trop lourd, et les vacances trop longues.

Mettre en place un SERVICE PUBLIC DE LA PETITE ENFANCE : le système de halte garderie conséquent, étendu de l'après congé maternité à une substitution de l'école à deux ans. avec des enfants encadrés de façon suffisante, avec une prise en compte de leur personnalité, de leur rythme, de leur besoin et permet un meilleur épanouissement. Des horaires compatibles avec les horaires de travail des femmes. Mais assortis de précautions : il y a certes des professions qui entraînent un travail de nuit, ou lissé sur la semaine, mais est-il vraiment nécessaire d'ouvrir les magasins le dimanche ou les jours fériés? N'y a t-il pas d'autres moyens que le saucissonnage des horaires, pour les caissières, par exemple?C'est une réflexion globale sur les conditions de travail qu'il nous faut mener.

LES ENFANTS SONT L'AVENIR DE DEMAIN, CELA SE DECIDE AUJOURD'HUI!

Un recours pour les femmes les plus en difficulté désemparées face à l'immense tâche de devoir élever un ou plusieurs enfants seules, en plus de travailler, lorsqu'elles en ont la chance.

EN ce qui concerne les enfants plus grands : le ministre de l'éducation nationale va devoir renoncer à sa méthode brutale de suppressions de postes s'il ne veut pas être complice d'une inégalité de chances.

A suivre

Bonne Année et bon courage

Lors de chaque début d’année, comme si le fait d’ouvrir un nouveau calendrier avait le pouvoir mystérieux d’améliorer toute chose, nous avons tendance à espérer que l’année à venir sera meilleure que la précédente.

C’est d’ailleurs ce que je vous souhaite à tous.

Une année 2006 que vous traverserez non seulement sans souci de santé, sans problème personnel ou professionnel, sans tracas financier, mais en plus avec beaucoup de succès dans ce que vous entreprendrez, pour vous et ceux qui vous sont chers.

Seulement voilà, il ne suffira pas de vous le souhaiter pour que cela arrive. J’avais exprimé les mêmes souhaits pour 2005, comme vous tous. Cela n’a pas empêché 2005 d’être catastrophique à bien des égards.

De plus en plus de pauvres gens vivent dans la misère, beaucoup d’autres craignent d’y tomber. Notre pays, pourtant riche, accumule les déficits. La révolte gronde, quand elle n’explose pas. Les communautarismes s’exacerbent. L’écart se creuse entre riches et pauvres. Le pays se rebelle contre la manière dont il est gouverné, dans une indifférence de magnitude 9 sur l’échelle de la politique qui en compte … 9 !

Alors, oui, j’ai un peu de mal à vous souhaiter une bonne année dans ce contexte, car j'ai trop l'impression de ne pas pouvoir être totalement sincère à cause, justement, de ce contexte

Cela me donne encore plus de motivation pour travailler à la nécessaire alternative de 2007 et 2008. Mais comme cela est loin ! Et aléatoire ! Pourtant, il est impératif d’être persuadé que

• Le chômage diminuera fortement en 2006, par des embauches dans le cadre de contrats de travail respectueux de l’être humain et de son besoin de stabilité.

• Les suppressions d’emplois seront inférieures aux créations, contrairement à 2005.

• La richesse de notre pays, permise par le travail de chacun, sera mieux répartie entre ceux qui ont trop et ceux qui n’ont pas assez.

• Sera remis en cause ce détestable état d’esprit qui veut qu’on n’ait que ce qu’on mérite, au mépris de toute solidarité, réclamée pourtant à cors et à cris lorsqu’on en a soi même besoin

• Le chef de l’Etat entendra enfin la voix du peuple qui l’a élu – et dans quelles conditions ! – qu'il cessera de tenir un discours « plus à gauche que moi tu meurs », et de nommer des ministres les plus réactionnaires que le pays a pu subir depuis longtemps. Comme si après son élection comme président de la république et de tous les Français, il avait décidé : pour les électeurs de gauche : les discours et pour ceux de droite : les actes.

Finalement, je voudrais souhaiter beaucoup de courage à toutes celles et tous ceux qui ont à subir cette politique, en espérant très fort que la gauche sera en mesure d'y remédier le plus vite possible.

Bien à vous!