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Le mandat unique de parlementaire ….Vite !!!

Le 28 septembre 2007

Vous connaissez la dernière ?

Comprendre :  la dernière illustration de l'arrogance actuelle de l'UMP. Le ci-devant Jean-François Copé, Ministre du Budget de 2004 à 2007, conseiller économique de Jacques Chirac pendant 2 ans ( dixit un article réalisé par ses services à sa demande sur wikipédia), s'est fendu d'une interview sur RTL.

Il fallait l’entendre parler de l’état de nos finances publiques : endettement, déficits budgétaires, sociaux … tout cela en grande décontraction et sans complexe et d'indiquer pour terminer qu’il va prendre un job à temps partiel de 2 jours dans un cabinet d’avocats d'affaires. Anedoctique? Le dit cabinet est en charge, entre autres, de la fusion GDF - SUEZ. Beau mélange des genres!

Ajoutez qu’il est, excusez du peu, Maire de Meaux (50000 habitants), Président du groupe des Députés UMP (313 membres) à l’Assemblée Nationale, Député lui-même, Président d'une communauté de communes… là on passe de l’arrogance au cynisme.

Rien qu'une de ces fonctions accomplie correctement devrait suffire à remplir ses journées. Et ne me parlez pas d'optimisation de l'organisation – quand les réunions sont simultanées, elles sont simultanées et c'est tout, s'il n'y est pas, c'est qu'il délègue, et ce ne sont pas les délégués qui ont été élus pour faire le travail, c'est lui.

Comment ne pas se tourner vers le gouvernement et le mettre face à ses responsabilités en ce moment? Il y a quand même de quoi se poser des questions! Les uns après les autres, les indicateurs rougissent de plus en plus. Ce matin, c'était le chômage.

Il n'assume rien, il n'est responsable de rien. Les députés le sont encore moins. Pourtant la loi donne à l'Etat des compétences obligatoires. Et les députés sont quand même élus sur la base d'un pouvoir législatif, non?

On pourrait penser qu'un député porterait la parole du territoire qui l'a élu pour lui accorder ce qui lui revient. Nous n'avons pas de chance dans la 10ème. Il est vrai que le pouvoir en place, sensible à son image, préfère prendre ses distances - même sur les photos, c'est dire! - avec un député aussi embarrassant pour sa propre majorité que C. Vanneste. L'exil - si on peut appeler ça comme ça! - au CNI n'aura pas suffi. Cela n'aide pas son territoire, un député auquel son propre parti ne veut pas se voir associer. Au contraire, je pense

MALADES IRRESPONSABLES

Malade Jeudi 27 Septembre 2007

Ça continue.

Eh oui, la semaine dernière j’avais une petite angine, tout comme Cécilia, mais la mienne est passée totalement inaperçue. Bon, il est vrai que je n’avais pas de rencontre avec les Bush à mon agenda.

J’avoue ma totale irresponsabilité. Cette irresponsabilité se double d’une grande honte. Je mérite, nous méritons tous cette nouvelle franchise imposée aux malades. Car si nous étions vraiment responsables, vraiment citoyens, nous ne serions jamais malades, n'irions pas chez le médecin et ne contriburions donc pas à creuser le trou de la Sécu.

Vous parlez d'une rupture! Discours habituel : les malades sont des irresponsables, et il faut les r e s p o n s a b i l i s e r, et c’est pourquoi il faut mettre des franchises partout (médicaments, hospitalisation, transports …).

Le corps médical n’est jamais mis en cause, jamais interpellé. Alors que toutes les astuces, pour ne pas dire les magouilles, dénoncées dans « Adieu Sécu » par Claude Frémont, ancien Président de la CPAM de Nantes, font frémir les honnêtes malades que nous sommes.

D'autant plus qu'il semblerait que cela se passe souvent avec la plus grande mansuétude du côté du Conseil de l’Ordre des Médecins.

Exemples : les actes de chirurgie esthétiques que certains chirurgiens malhonnêtes font passer pour des actes thérapeutiques. Autre aspect : les laboratoires pharmaceutiques qui vendent des plaquettes de médicaments par boites de 30 quand il ne faut jamais dépasser la dose prescrite qui est de ... 15, dans le meilleur des cas.

Mais cela, c'est quand ils ne nous soignent pas de maladie dont nous ne sommes pas atteints. A ce sujet, la réflexion très sérieuse qui émerge actuellement sur les médicaments censés faire baisser le taux de cholestérol (les statines) et dont l’utilité est de plus en plus sujette à caution.

Je vous renvoie au livre du cardiologue Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS. En diminuant le seuil du taux de cholestérol à partir duquel le corps médical prescrit un traitement, on arrive à 6 millions de français qui seraient soignés, au minimum pour rien et pour le coût modique de 1 Milliard d’euros.

Last but not least, l’Etat français qui distribue des baisses de cotisations, sans jamais les compenser. Si, comme il doit le faire, l’Etat reversait tous les avantages accordés sous forme d'exonérations sociales, le régime maladie ne serait certainement pas déficitaire.

En revanche pas un mot sur ces irresponsables, femmes et hommes, qui soignent leur conjoints ou conjointes atteints de la maladie d’Alzheimer, pourtant un problème de santé public. Ils y laissent souvent leur propre santé. Pas un mot sur le fait qu'ils contribuent à faire faire à la Sécu des économies colossales, chiffrables en milliards.

Peut-être qu’un petit – un gros ? - coup de pouce serait le bienvenu pour les aider. Pour l'instant, heureusement, les Conseils Généraux sont présents avec l’APA ! Mais cela dépasse le rôle des collectivités. C'est,encore une fois, celui de l'Etat. Si l'Etat ne doit plus servir à rien, à part à nous culpabiliser, alors il faut nous le dire!

Nous sommes en droit d'attendre des services publics de qualité

Mercredi 26 Septembre 2007

Un arrêté destiné à empêcher les rassemblements de perturbateurs a récemment été pris par le Maire de ma ville. En refusant obstinément à Tourcoing, les effectifs de police nécessaires, l'Etat oblige la Ville à prendre de telles dispositions. Il manque 60 policiers ici, ce n'est pas anecdotique!

Il ne manquerait plus que C. Vanneste « condamne », comme écrit dans l'article de NORD ECLAIR de samedi 22 Septembre.

Pas d'idéologie politique là-dedans. Tout citoyen a le droit imprescriptible de vivre tranquillement, Et, n'en déplaise à certains, nous n'avons pas, d'un côté, la droite, garante de la sécurité de la population, et de l'autre, la gauche qui serait laxiste.

Ce n'est pas dans les quartiers huppés de la métropole lilloise que se posent les problèmes cruciaux de sécurité publique, même s'ils ne sont pas épargnés.

La loi de la jungle, élevée au rang de stratégie politique par l'UMP, et qui consiste à déléguer au hasard du plus fort les droits basiques de la personne, s'y porte à merveille. Les quartiers populaires, par contre, sont des lieux à protéger d'urgence.

Un problème? On enferme. Les prisons sont surchargées? Les conditions de vie des détenus sont intolérables? Quelle importance? La droite recourt à la méthode brutale et ne cherche surtout pas une solution plus coûteuse à court terme, mais efficace à long terme. On se demande même si ce gouvernement ne fait pas exprès, pour exaspérer la population victime des actes de délinquance, de faire le contraire de ce qui s'avère efficace.

Et la proximité est un gage d'efficacité. C'est d'ailleurs ce qui est mis en avant lorsque Nicolas Sarkozy décide d'imposer aux maires d'être garants de la sécurité dans leur ville.

Mais alors, dans ce cas, pourquoi l'UMP a t-il supprimé la police de proximité? Pourquoi le gouvernement de droite laisse t-il les associations d'encadrement des jeunes dans les quartiers difficiles mourir faute de subventions? Pourquoi l'Etat UMP ne donne t-il pas les moyens de fonctionner aux éducateurs de rue? Pourquoi le gouvernement UMP a t-il décidé de centraliser le commissariat de police de district à Lille? Pourquoi, lors des pics d'insécurité, doit-on faire appel aux CRS, si loin de toute connaissance du terrain? Pourquoi les effectifs de police sont-ils en diminution constante?

Monsieur Vanneste suggère de punir d'amendes et de peines de prison le « harcèlement social ». Typiquement une solution qui n'en est pas une. Comme s'ils avaient de quoi payer une amende! Comme si les prisons surchargées avait les moyens d'accueillir et de réinsérer ces jeunes désoeuvrés et provoquants! Les Députés PS du Nord, B.Derosier, B.Roman et Y. Durand sont révoltés par la visite de la prison de LOOS .

Autre idée : appliquer les peines de justice. On croit rêver! Parce ce que ce n'est pas le cas? Depuis que la Droite est au pouvoir et N. Sarkozy à l'Intérieur, elle n'a même pas trouvé le moyen, au sein de son propre gouvernement, de sa propre majorité, de, simplement, faire appliquer les décisions de justice?

Quant à la police, en résumé, C. Vanneste affirme que « ce n'est pas le problème ». Il aurait dit « elle ne sert à rien », cela aurait été la même chose.

Large_352041 Je ne suis pas de cet avis. La tâche de la police est de protéger les citoyens. Et jusqu'à preuve du contraire, la sécurité des citoyens français est l'une des tâches régaliennes de l'Etat, celles dont il ne peut se désengager.

Mais il est vrai que c'est aussi le cas de l'Education, mise à mal par les gouvernements de droite successifs.

Il faut arrêter de faire croire aux gens que de moins en moins de policiers peuvent de mieux en mieux assurer la sécurité, de moins en moins d'enseignants peuvent de mieux en mieux enseigner, que de moins en moins de personnel hospitalier peut soigner de mieux en mieux. Ce n'est pas vrai.

C'est même le contraire, la pression qui s'accumule sur ceux qui restent, rend les conditions de travail toujours plus pénibles.

Le service public, si cher à notre République, ne sera bientôt plus qu'un vague souvenir.

Accordez ce qui est nécessaire à la tranquillité des citoyens. De quoi aller à la rencontre de ces gens qui n'ont d'autre horizon que d'empoisonner la vie des autres, quels que soient leurs motifs ; de l'emploi pour gagner sa vie ; des policiers qui font respecter la loi et protègent les citoyens ; des éducateurs de rue en nombre, à la mesure de la situation, qui redonnent des repères et des règles à respecter, avec des moyens à leur disposition ; des associations qui maillent les quartiers et proposent des occupations, aident à l'insertion, donnent des points de repère. J'en ai une liste à disposition qui n'attend que des moyens pour ce faire.

Les groupes qui « squattent » des quartiers à longueur de journée, exaspérant les autres habitants, font peur, cristallisent les rancoeurs. C'est alors du pain béni pour des élus comme C. Vanneste de jouer sur la peur de l'inconnu en proposant des solutions qui semblent radicales mais ne sont que des cataplasmes sur une jambe de bois.

Le citoyen ne doit pas avoir à se protéger lui même. Ou alors allons-nous revenir aux milices? Allons-nous accepter l'autodéfense? Les armes vont-elles être en vente libre? Un déficit de forces de l'ordre incite à ces abus. Je vous invite à réfléchir à ce qu'implique cette situation à long terme ! Serait-ce ce qui se profile? Alors que ce sont les médiateurs professionnels, le travail de proximité, le maillage territorial des forces de l'ordre qui sont efficaces à long terme, et pour tout le monde.

Si c'est tout ce que C. Vanneste propose à Tourcoing, c'est bien peu et c'est bien triste !

Crise financière - Part two

LUNDI 24 SEPTEMBRE 2007

Thumbnail Dans mon billet de rentrée, j’évoquais cette crise dite des subprimes (crédits à risque) gérés par des hedges funds, qui appartiennent à des grandes banques européennes et mondiales.

Il me semble important de détailler le phénomène car il ne se passe plus un jour sans que les médias se fassent l'écho des conséquences économiques, sans pour autant forcément en expliquer les tenants et les aboutissants ni donner un regard différent.

En clair, le tenant : l'appât du gain. L'aboutissant : une crise financière.

Comme Dany Boon, Mme Lagarde nous dit «tout va bien, elles vont bien». Méthode Coué?

Cette crise larvée est beaucoup plus inquiétante qu’il n’y parait car plus personne n’y retrouve ses petits.

Résumons : des hedges funds ou fonds alternatifs, alimentés par NOS dépôts en banque - car il est rare que les banques risquent leur propre argent - ont prêté des sommes énormes à des taux élevés à des emprunteurs fragiles (principalement des particuliers américains).

Ces hedges funds, momentanément florissants, ont pris des participations dans des sociétés solides. De même, des parts de ces hedges funds ont été rachetées par des banques européennes, au profit de leurs clients (en omettant de signaler les risques encourus) lorsuqe ceux-ci,par exemple, voulaient s'assurer un complément de revenu pour la retraite, et par les temps qui courent, ce serait plutôt prudent …

C’est un petit peu la crise de la vache folle, version bancaire.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes spéculatifs, jusqu’au moment inévitable où les emprunteurs se sont trouvés en incapacité de rembourser leurs prêts bancaires. Ces fameux hedges funds se sont trouvés eux-mêmes incapables de rembourser nos grandes banques, qui elles-mêmes se sont retournées vers les banques centrales pour remettre des liquidités dans le circuit.

Les pouvoirs politiques minimisent sciemment cette crise, car la machine s’est emballée et personne n’est capable de dire comment arrêter ce camion fou, sans frein. La fed bank américaine a baissé ses taux d’intérêt, il y a quelques jours, pour amortir le choc des sommes devenues trop élevées à rembourser, et aussitôt la machine spéculative s’est remise en route.

Tout cela risque d'avoir des répercussions sur l’économie réelle. A terme, les taux d’intérêt vont grimper de nouveau, pénalisant en premier lieu les entreprises, soit pour leur trésorerie, soit pour leurs investissements.

Les banques, comme de coutume, feront payer à leurs clients, particuliers et entreprises, leurs prises de risque. Trois grandes banques françaises semblent plus engagées.

Voilà un sujet important, lié à la thématique de la mondialisation dont nous devrions nous emparer au PS.

Réguler ces circuits financiers déconnectés de l’économie réelle, mais qui finissent par la contaminer contribuant à des fermetures d’usine … Un capitalisme sauvage, devenu totalement incontrôlable grâce à des politiques comme celle de George Bush et Nicolas Sarkozy. Vous le trouvez toujours aussi formidable?

ICARE-SOZY

Le 18 septembre 2007

Le jeu de mots était tentant.

Petit rappel de cet instructif mythe grec. Pour s’échapper du labyrinthe crétois, Dédale, père d’Icare fabrique des ailes avec des plumes qu'il colle avec de la cire, et lui prodigue les conseils suivants avant qu’ils ne s’envolent : «Je te préviens, il faut mener ta course à une hauteur moyenne, ne vole surtout pas trop haut».

Icare Et on connaît la suite, grisé par l'altitude, ivre de liberté, l'imprudent vole de plus en plus haut vers le soleil, la cire fond, il tombe et termine noyé au fond de la mer crétoise.

Ceci illustre la folie des grandeurs, la déconnection de la réalité, l'ivresse d’un pouvoir virtuel … l'ambition démesurée… le défaut de jugement.

Les fameux 100 jours sont passés et cette impression de déconnection de la réalité, d’enfermement dans des certitudes, de griserie de pouvoir absolu et de ses attributs s’affirme, voire se confirme. 

Les désillusions s’accumulent.

Le mauvais diagnostic de la situation économique française, résultant pourtant de cinq ans de gouvernement UMP, va nous conduire très vite à des coupes budgétaires violentes et on voit se profiler une sévère cure d’austérité. Oh, pas tout de suite, disons ... après les municipales de 2008!

Et en vrac : alignement de la politique étrangère française sur celle des faucons de Bush ;  usage du rapport de force systématique avec les partenaires sociaux ;  négociation en faux semblant ; concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns ;  propos maladroits et vexants envers nos partenaires européens, qui nous voient de plus en plus en donneurs de leçons d’économie et de clairvoyance, tout en étant incapables nous-mêmes, de respecter ce que nous exigeons des autres ; application brutale de la méthode de la calculette pour les postes d'enseignants ; stigmatisation de populations ... et on n'a encore rien vu parce qu'il ne faut pas insulter l'avenir électoral proche. 

Finalement, beaucoup de brassage d’air pour des résultats inefficaces, voire fâcheux . Un gouvernement surtout expert en communication qui passe autant de temps à gaffer qu'à s'expliquer.

Nous avons aussi, localement, notre brasseur d’air, notre Tartarin de Tourcoing, qui affiche déjà ses ambitions pour les prochaines municipales. Bilan législatif inexistant, tout occupé qu’il était à ses croisades rétrogrades ; avec comme seul argument électoraliste : changer Tourcoing ! Etonnant et en contradiction avec ceux qui n'étaient pas venus à Tourcoing depuis quelques années et qui disent tous qu'ils ne reconnaissent pas la ville tellement elle s'est modernisée. Peut être qu'un peu d'éloignement lui permettrait d'avoir plus de recul ...

Non, décidément, Tourcoing mérite mieux qu’un Maire à mi-temps, obnubilé par ses ambitions personnelles à plein temps.

Région bouclier contre bouclier fiscal

J'ai lu récemment dans la presse qu'un élu de l'opposition de Tourcoing, sans doute en quête d'une posture électoraliste, avait reproché à la Région d'avancer à reculons. Ne lui en déplaise, je souhaite lui apporter la contradiction et rétablir la réalité des choses.

Comment un pays fait-il pour continuer à fonctionner, à être performant, à assurer à ses habitants un niveau de vie et de service public de qualité, à se doter d'un maillage territorial cohérent avec un Etat central qui assume ouvertement une idéologie ultra libérale, où le laisser-faire et le marché sont élevés à la hauteur d'autorités de régulation automatiques?

Qui croit encore sincèrement que le marché, dans toute sa brutalité, se conjugue avec la cohésion sociale? Sans nul doute ceux pour qui le marché, dans sa dimension ultra libérale telle que nous la connaissons, est une très bonne chose : ceux qui savent en profiter, ceux qui ont la chance d'être nés dans un milieu favorisé, ceux qui ont les capacités alliées à une volonté souvent hors du commun de sortir de leur condition sociale. Nous, à gauche, avons la certitude que cela n'est pas satisfaisant. Que chacun doit avoir le droit, la chance, l'opportunité de se libérer de ce déterminisme.

C'est le volontarisme politique.

Pour cette raison, les forces vives du pays se tournent de plus en plus vers les Régions, vers les collectivités locales et territoriales, pour assumer la maîtrise d'ouvrage en terme de cohésion et de maillage des territoires.

Et elles assument. Dans le Nord – Pas de Calais, en élaborant des schémas régionaux, stratégies de développement à long terme respectueuses des femmes et des hommes. Schéma régional des Formations, des transports, de l'activité économique, du tourisme, de l'aménagement du territoire.

A ce propos, cette semaine, j'étais présente lors de la présentation des conventions de financement entre la Région, en la personne de Daniel Percheron et Bernard Roman, et les 13 établissements bancaires internationaux partenaires, parmi lesquels des partenaires historiques, fidèles à leurs engagements, et des nouveaux candidats, convaincus de l'intérêt du grand projet d'emprunt de 1 milliard d'euros.

Ce milliard d'euros, fléché sur les recettes de la TIPP, sera dédié exclusivement au développement des transports alternatifs absolument nécessaires pour accélérer le développement économique de la Région, mais pas n'importe quel développement laissé à la fantaisise du marché et à l'appât du gain. Un développement durable, sous l'oeil attentif de nos élus Verts, par le fluvial, le ferroviaire et le portuaire.

Ce grand emprunt, le plus ambitieux jamais envisagé par une collectivité, est rendu possible par la bonne tenue des finances des Régions en général, et de la nôtre en particulier, allié à une ambition de faire du Nord Pas de Calais, un hub au coeur de l'Europe. C'est cela notre conception d'une politique de gauche.

A reculons? Vraiment? En tout cas merci de m'avoir donné l'occasion d'en parler...

Le NORD - PAS DE CALAIS puni : mauvais élève de l'Etat?

Je ne peux malheureusement pas me rendre cet après midi au rassemblement organisé près du rectorat par l'intersyndicale des enseignants. C'est avec beaucoup de regrets. Mais cela ne m'empêchera sûrement pas de dire ce que je pense de cette situation.

Arton72 Depuis que je suis élue, j'enrage de voir la droite au pouvoir démanteler notre système d'éducation nationale. En Avril 2005, j'en appelais aux députés UMP locaux pour qu'ils interviennent auprès de leurs amis du gouvernement. J'ai écrit à Gilles de Robien, alors Ministre de l'Education Nationale. Chiffres et faits à l'appui. Las! Ces gens là n'ont que faire de l'école de la République.

Leur objectif? Un système éducatif livré à la CONCURRENCE!

L'Etat n'aurait plus d'argent dans ses caisses. La faute à qui? Depuis que la droite a tous les pouvoirs, on assiste une débauche de cadeaux fiscaux assortie d'une libéralité envers les plus nantis sans précédent. Résultat : un fossé qui ne cesse de s'agrandir entre les riches et les pauvres, un état qui n'a plus les moyens, dit-on, car lorsqu'on prend aux pauvres, c'est forcément moins efficace et remplir les caisses prend beaucoup de temps, et un état qui peine à assumer ses missions républicaines en terme d'équité, car je le rappelle, l'éducation est un droit.

Injustice Le fondement de l'école de la République est de donner les moyens aux citoyens un accès égalitaire aux connaissances. Ce sont peut être de grands principes génériques pour la Droite, mais pour tous ceux qui n'ont pas la chance de naître dans un milieu favorisé, c'est une bouée de sauvetage. Livrez l'école en pâture au marché, comme la loi nous a obligés à le faire pour l'illettrisme (et pourtant quelle différence?), et la concurrence, principe exactement opposé à une équité de traitement entre citoyens qui naissent, soi disant « libres et égaux en droits », ne fera qu'une bouchée de notre éducation nationale.

Le meilleur moyen, le plus efficace, de vider l'école de sa substance, c'est exactement ce que les ministres de droite successifs ont fait depuis des années: lentement, mais sûrement, la priver des moyens d'assumer son rôle. Enseignants, encadrement, présence d'adultes dans les établissements en baisse, recours systématique aux contrats aidés, soutien scolaire sporadique, violence scolaire ordinaire ... tout cela fait que des parents attentifs à l'avenir de leurs enfants et qui en ont les moyens les inscrivent dans le privé. Restent dans le public, les enfants les plus en difficulté scolairement et socialement, avec des moyens en diminution constante, et le cercle vicieux s'installe et tue l'école publique à petit feu. Le collège en est le point d'orgue.

La région Nord-Pas de Calais, rapport après rapport, statistiques après statistiques, présente des résultats en dessous de la moyenne nationale, en terme de résultats scolaires, de niveau scolaire, de diplôme, de chômage, d'illettrisme, de PIB par habitant... - même si, en comparaison, on s'en sort plutôt pas mal en terme de situation économique grâce, en partie, je pense à notre combativité et à nos collectivités locales et territoriales qui compensent comme elles peuvent.

Les enseignants sont les mêmes qu'ailleurs, les enfants aussi. Mais la situation sociale et économique est préoccupante, et ce d'autant plus que les femmes et les hommes en souffrent plus qu'ailleurs.

Mais qu'a donc fait le Nord-Pas de Calais à l'Etat pour qu'il le dédaigne à ce point ? Car malgré ces chiffres, ces faits, nous sommes victimes de suppressions de postes considérables,et proportionnellement plus fortes qu'ailleurs.

L'Etat de droite a refusé de considérer le contrat de projet 2007 -2013 comme un instrument de péréquation pour rétablir un équilibre entre régions riches et régions pauvres.

A quoi sert l'Etat, alors, à part permettre à Nicolas Sarkozy d'assouvir ses ambitions présidentielles?

Coupe du monde de rugby : allez Colbert !

J'ai eu le plaisir aujourd'hui de représenter le Conseil Régional lors d'une manifestation qui réunissait des élèves du lycée Colbert et du lycée Kenmore de Buffalo ( USA ).

Am84uyjcavc713ccamu5xjucaez74utca_2  Les échanges sont, semble t-il, coutumiers, mais cette fois, ils ont pris une dimension supplémentaire avec la coupe du Monde de rugby en France. La Région ne pouvait que participer à cet évènement de dimension mondiale, notamment en offrant des places aux lycéens des sections sportives.

De plus, 10 projets ont été soutenus par la Région au titre du fonds régional dédié aux projets lycéens, dont 6 prévoyaient l'accueil de délégations étrangères.

Les jeunes Américains de Buffalo en ont profité pour assister au match USA - Angleterre, qu'ils ont perdu, mais lors duquel, d'un avis unanime, ils se sont bien débrouillés, et pour participer à des matchs de district avec des collèges et des lycées de la Région.

Alors bien sûr, ce n'est pas du français, ni des maths, ni des sciences, ni de l'histoire-géo. Mais les valeurs portées par le rugby - solidarité, esprit d'équipe, connaissance de l'autre - participent aussi à la construction de ces femmes et de ces hommes en devenir, à leur ouverture d'esprit, à leur envie d'aller vers les autres au lieu d'en avoir peur.

  Pour cette raison, la Région porte beaucoup d'attention aux activités extra scolaires, pour cette raison, je remercie les équipes pédagogiques, les professeurs, les proviseurs d'avoir voulu ces échanges et de les avoir organisés, et en particulier ceux du lycée Colbert de Tourcoing, débordants d'idées et d'enthousiasme!  A3frugmcam1iteeca88icilcaxec0fsca_3

BRAVO COLBERT !

Mais, pour autant, n'oublions pas la date. Nous sommes le 11 septembre. Et à l'instar de beaucoup d'intervenants, j'ai voulu assurer le Consul des Etats-Unis, présent, de notre solidarité envers le peuple américain en ce jour de deuil international pour la démocratie et la liberté

Grosse fatigue

Vous, je ne sais pas, mais moi, je suis tentée par une phase attentiste d'observation de la vie politique. Pour voir jusqu'où vont aller les dirigeants de tous crins dans la mise en pratique du grand théorème romain : « donnez leur du pain et des jeux ». Après tout, après Napoléon, pourquoi pas César?

Je suis désolée. Désolée du spectacle amorphe que nous vous offrons, désolée du manque d'humilité de nos « élites », désolée d'être incapable d'offrir l'image d'une alternative dynamique, offensive, crédible, désolée de ne pas proposer un creuset de nouvelles idées, d'un nouveau projet de société pour vivre ensemble, mieux.

La politique nationale n'est clairement pas à la hauteur. Le miracle Sarkozy n'a pas eu lieu. Ceux qui voulaient y croire à toute force sont dépités. La croissance promise comme pendant quasiment inévitable de l'élection Sarkozienne est en panne, et c'est grave car elle devait permettre de financer les cadeaux fiscaux. Les cadeaux sont faits, mais de croissance, point!

Si cela est une surprise pour certains, cela n'en est pas une pour d'autres. Car après tout, quelle différence entre l'UMP d'avant, au pouvoir depuis 5 ans, et l'UMP d'après, au pouvoir pour 5 ans? Aucune. Avant, Chirac était inexistant, maintenant, ce sont les ministres qui le sont. Bof, cette Vème république permet de faire un peu tout ce qu'on veut, alors!

C'est très drôle d'écouter ces ministres qui découvrent une situation catastrophique: la sécurité sociale, la croissance, le budget, le déficit budgétaire... Mais qui était aux commandes depuis tout ce temps? Des extraterrestres? En tout cas, ce n'est pas nous! Ils sont fatiguants.

Et on est prié de ne pas dire que c'est bien fait, ils l'ont voulu, ils l'ont eu, leur Sarkozy. Après tout, la participation au vote a été exceptionnelle, et 17 millions de personnes ont voté pour Royal. Eux subissent la situation sans y avoir été pour rien.

Alors, que faire? Peut être se remettre au travail, tout simplement. Il semblerait que nous en ayons besoin. Il serait intéressant de fédérer tous ceux qui ne se résignent pas, qui sont prêts à s'investir encore, ceux dont le talent, la réflexion, l'esprit de nouveauté affleurent, ceux qui veulent que vive le socialisme.

Photo_272_4 Sans autre enjeu, et c'est là la grande différence avec ce qui se passe chez tel ou telle, que de prouver que, si certains sont prêts à capituler ou à effacer leur ardoise d'un revers de la main, d'autres sont lucides et prêts à relever le défi. Pas d'écurie, pas d'objectif électoral, pas derrière quelqu'un ou quelqu'une. Juste comme ça, pour réfléchir ensemble, pour se prouver que le socialisme français est bien vivant, pour s'assurer qu'être de gauche représente quelque chose dans notre société d'aujourd'hui et de demain plutôt que d'hier, toujours hier. Pour savoir ce qu'on fait là.

Une petite note d'optimisme pour redonner un peu d'espoir à ceux qui attendent quelque chose sans trop savoir quoi. Même s'ils sont fatigués.