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Socialiste et fière de l'être

Plus une émission de radio, de télé, un hebdomadaire, un journal d'information politique sans que soit évoquée la situation du PS. Et ce n'est pas pour louer son dynamisme et sa belle vitalité.

Vous l'entendez, moi aussi. On peut toujours faire semblant que tout va bien et que cela n'existe pas. Que "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" et aller faire son jardin, ou ignorer les commentaires assassins des uns, des autres, et parfois même des nôtres.

Je préfère faire face franchement car il serait inexact de laisser croire à tous que le PS va si mal que cela. Même si cela en arrangerait beaucoup.

Le spectacle du PS national ne doit pas faire douter du bien fondé de nos convictions. Nous sommes des êtres pensants et ne pas avoir de leader ne signifie pas pour autant que la multitude de femmes et d'hommes qui croient aux valeurs humanistes et de solidarité n'existent plus. Bien au contraire. On se construit autant par nos refus que par nos acceptations.

Nous avons accepté trop de choses, trop longtemps alors que nous aurions dû les refuser et avoir le courage de trancher nos différends. Nous avons tout à gagner d'une clarté retrouvée dans nos orientations politiques. Là où on nous assène l'image d'un parti déclinant, je vois une formidable opportunité de reconstruction et de renouveau.

Il ne faudrait pas confondre les idées et ceux qui les portent.

Pinkrosebuds Si les premiers peuvent être décevants car ils sont humains avant tout et indéniablement responsables de ce qui arrive, les secondes sont, elles, bien vivantes. Et encore bien davantage lorsque se construit face à elles le monde brutal et sans compassion de l'ultra libéralisme.

Cette fois, la prise de conscience est impérative. Les municipales seront un moment de vérité. Les villes gérées par la gauche - le PS mais aussi ses partenaires, l'ont souvent été avec une perspective d'évolution et, il me semble, de façon satisfaisante pour les administrés. Démentant tous les procès en mauvaise gestion et en laisser-aller faits à la va vite à la gauche à défaut de trouver autre chose.

Mais certes, il est plus facile de gérer une ville riche, avec des habitants qui ont du travail, où sont implantées des entreprises, avec peu de problème de chômage, de sécurité, de logement que le contraire. Tout comme il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade.

Pas de fausse modestie ni d'autoflagellation, les collectivités locales et territoriales sont bien gérées. Les Régions, si elles se développent, le doivent à la gauche. Nombreuses ont été les régions gagnées par la gauche en Mars 2004 qui ont été trouvées dans un état de sous équipement faute d'investissements structurants.

Alors halte aux idées toutes faites. De la même manière qu'une ville pleine de grues est en profonde évolution, si la gauche est en chantier, c'est parce qu'elle est en cours de reconstruction.

Daniel Percheron, Président de la Région Nord - Pas de Calais

Daniel Percheron, Président de la Région Nord - Pas de Calais était l'invité de France 3 dans l'émission "La Voix est libre" de samedi 17 Novembre.

Dpercheron Peu présent dans les médias - il explique pourquoi - grande figure historique du socialisme dans le Pas de Calais, la Région lui devra l'impulsion qui fera d'elle une grande région, malgré ses handicaps et ses difficultés, parce qu'il a toujours privilégié sa région. Notre région.

Je ne connaissais pas Daniel Percheron avant ce mandat à la Région. Sans parti pris, je peux dire que tous les Conseillers Régionaux en plénière , toutes tendances confondues, d'accord ou pas d'accord, se régalent de ses interventions pétillantes, de son esprit agile et de ses analyses où perce la perspicacité.

Communiqué de presse de la fédération du Nord

" La Fédération du Nord du Parti Socialiste tient à apporter son soutien aux agents de la fonction publique qui manifesteront le mardi 20 novembre dans le
cadre d'une journée nationale d'action à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales.

Près de 100 000 postes ont en effet été supprimés en France depuis 5 ans dans les différentes administrations par le fait des politiques menées par la Droite
UMP. Pire encore, l'annonce par Sarkozy et le Gouvernement Fillon de la suppression de plus de 20 000 postes dans le prochain budget est une attaque en
règle contre les services publics et ses agents qui ne peuvent plus assurer leurs missions dans des conditions satisfaisantes.

C'est particulièrement vrai dans notre région, le Nord-Pas-de-Calais, dont tous les observateurs indiquent qu'elle est sous-administrée et ce dans tous les
domaines : écoles, hôpitaux, justice...

Dans ce contexte, les salariés du secteur public en ont assez d'être montrés du doigt et décrédibilisés, alors même que leurs conditions de travail se dégradent
d'année en année. Depuis 2002, c'est 6 % de perte de pouvoir d'achat qu'ils ont subi sans parler des atteintes à leur régime de retraite.

Le Parti Socialiste demande que soient très vite lancées des négociations avec les syndicats sur le niveau des rémunérations, les mesures statutaires et les
conditions de travail. Des mesures de rattrapage doivent être envisagées d'urgence.

La Fédération du Nord du Parti Socialiste appelle l'ensemble de ses militants à participer activement à la manifestation qui aura lieu le 20 novembre à 14 H 30,
Porte de Paris à Lille et à défendre fermement les services publics."

Un peu facile le discours simpliste " le PS ne dit rien", "où est le PS", "que fait le PS?". Il y en a au PS qui disent et qui font, mais qui le sait? On en revient à une direction nationale qui s'époumonne mais qui demeure inaudible. On se demande bien pourquoi...mais rassurez vous, le travail de réflexion sur nous évolue implacablement. Si tel n'était pas le cas, nous le paierions de notre existence.

Lutte contre l'illettrisme : impérieuse nécessité régionale !

La Région et l'Etat ont commandé à l'INSEE une extension de l'enquête nationale sur l'illettrisme en France dont les résultats ont été publiés récemment dans un document de 40 pages.

Le taux national est de 9,5%, le taux régional est de 15,5%. Cela concerne des adultes de 18 à 65 ans ayant suivi une scolarité normale en langue française et qui ne maîtrisent pas ou peu les connaissances de base en lecture, écriture ou calcul.

Le Conseil Economique et Social Régional a produit un rapport très intéressant sur l'illettrisme dans la Région et le Président du CESR, M . Guillaume, lors de la plénière où il était venu prendre congé de nous puisqu'il ne se représentait pas comme président, a évoqué une priorité et une seule : l'illettrisme!

Ces 6 points au dessus de la moyenne nationale doivent nous interroger. Pourquoi ? Comment ? Que faire ? Beaucoup de choses ont été mises en place pour contrer ce phénomène.

Il y a dix ans, suite à une prise de conscience unanime, le réseau LIRE a été créé : 80 structures de formation maillant l'ensemble du territoire acceptant de travailler main dans la main pour proposer aux personnes en difficulté un accueil, une orientation, un appui adaptés pour que chacune et chacun puisse disposer d'un socle commun de connaissances et aller plus loin dans sa vie personnelle et professionnelle.

Ce qui nous avait permis de construire, ensemble, un dispositif efficace, n'existe plus malgré l'urgence de la situation. La Région Nord Pas de Calais n'a jamais démenti son engagement, bien au delà de beaucoup d'autres régions de France. Qu'eût ce été sinon ? Quels chiffres aurions-nous?

Le partenariat avec l'Etat présent en Région sous la forme des contrats de plan Etat Région, aujourd'hui contrat de projet Etat – Région, ne font plus apparaître la lutte conre l'illettrisme. Même si nos partenaires historiques sont toujours à nos côtés – l'Etat régional – la contractualisation, et par là même, de nombreux autres cofinancements, sont désormais impossibles.

Pour cette raison, afin de compenser la disparition de la lutte contre l'illettrisme dans le CPER, le comité de coordination emploi – formation professionnelle, où sont présents et actifs tous les partenaires sociaux, est actuellement au travail pour élaborer un nouveau plan régional de lutte contre l'illettrisme.

L'objectif est de partir de l'individu et de tous les âges de sa vie ainsi que des situations socio professionnelles qu'il peut être amené à traverser, et d'apporter une analyse, un diagnostic et des propositions concrètes allant du repérage à la remédiation. Quand j'ai dit cela j'ai tout dit, mais cela représente un travail énorme!

Deux pilotes pour cela : l'Etat avec la Chargée de mission de l'Agence Nationale de lutte contre l'illettrisme , Mme Saysset qui a pour mission de coordonner les services d'Etat concernés. Et la Région, et c'est ma mission de coordonner les services de la Région tels que la formation permanente, la formation initiale, le schéma regional des formations, l'apprentissage, la culture, les partenariats interrégionaux, la santé, la jeunesse, l'action économique, la citoyenneté.

C'est une chose de crier au scandale sur le fort taux d'illettrisme et sur la gravité de la situation, comme cela se passe dans toutes les réunions concernant de près ou de loin le chômage, le développement économique, l'évolution professionnelle, l'exclusion sociale, c'en est une autre de se mobiliser pour impulser une nouvelle dynamique pour en venir à bout. Et cela, c'est en cours.

Gréves encore ...

Il est très instructif d'écouter les réactions des uns et des autres en ces périodes de mouvements sociaux. Nous devrions, en tant que parti politique de gauche, nous pencher encore davantage sur les déclarations des personnes interrogées par les journalistes, surtout celles qui sont mécontentes. Cela nous permettrait de lever des malentendus et de savoir si ce que nous prônons est, ou pas, en phase avec ceux que nous sommes censés représenter. Il ne s'agit pas de populisme, ni de suivre aveuglément ce que veut la majorité des citoyens. Le rôle du politique est de placer sa pensée plus globalement au dessus des intérêts partisans et communautaires et ceci dans l'intérêt du plus grand nombre.

Voyez comme nous sommes éloignés de tout cela en ce moment.

J'entendais hier sur Europe1, Yves Jego, député UMP, j'ai en ai lâché mon volant! Heureusement, j'étais dans un bouchon... la bouche en coeur, plein de ses convictions, qui nous disait que ces grèves étaient inquiétantes parce qu'elle « mettaient à genoux une grande partie du pays pour défendre les intérêts d'une petite partie de la population ».

Monsieur Jego, privilégier 500 familles qui se partagent 15% de la richesse du pays, ce n'est pas défendre l'intérêt collectif!

J'entendais aussi un utilisateur du train qui était furieux contre les grèves, son argument étant que ces grèves était une entrave à son droit à se déplacer. En dehors du fait que je comprends fort bien son exaspération, j'aurais envie de lui dire que, si se déplacer est, certes, un droit, le train, lui, n'est pas un droit, mais un service public, et que les services publics, si on veut pouvoir continuer à les utiliser, on les défend!

La Région Nord Pas de Calais a décidé de manière très volontariste d'investir en masse sur les transports propres. La Région, comme les autres collectivités, ne pourront pas indéfiniment porter les services publics à bout de bras contre une politique nationale.

Le fonds du problème, c'est que les uns veulent un nivellement par le bas, et que les autres le refusent. Il faut bien reconnaître que les mesures envers les plus riches n'y incitent pas non plus.

Education nationale, SNCF, service public de l'énergie, tout cela coûte cher à l'Etat et l'Etat était déjà désargenté et l'est plus encore après ses choix politiques désastreux, le bouclier fiscal, entre autres. Alors il faut faire des économies sur le dos des services publics, poste d'économie potentiel énorme. Mais rassurez vous, on en fait déjà sur le dos de notre région : de source intersyndicale, il y a dans la Région pour 1000 habitants, 63,5 emplois dans la fonction publique alors que la moyenne nationale est de 70,7.

Quant à l'université, bien sûr que l'autonomie est une bonne chose, mais sûrement pas comme ça! Comment une structure comme une fac pourrait-elle aller chercher suffisamment de moyens pour fonctionner de manière satisfaisante? Auprès du privé? Des entreprises? Je crains qu'ils aient d'autres chats à fouetter. On demande aux facs de former des étudiants, pas de payer des chercheurs de fonds.

Ce qui se passerait, inévitablement, est que la concurrence entre les facs, déjà forte, sera exacerbée. Aucune concertation, aucun travail en réseau ne survit à la loi de la concurrence. Lors d'une séance plénière à la Région, les présidents d'universités avaient déjà reconnus qu'ils peinaient à travailler en réseau sans qu'il soit question de concurrence financière, alors, avec ...

Les facs déjà attractives le seront encore davantage, les autres n'auront qu'à fermer leurs portes. Et adieu le maillage des territoires si durement acquis. Il n'y aura que quelques gros pôles, inhumains, des usines à broyer les étudiants. La loi de la jungle, quoi!

Super, j'en rêve d'un pays comme ça!

Gréves : la cohésion sociale selon l'UMP?

Avec la meilleure volonté du monde, l'actualité ne prête pas à l'optimisme.

Le gouvernement fait pourtant tout ce qu'il peut pour donner un but commun aux différentes catégories socio professionnelles de notre beau pays, dont plusieurs ouvrent le bal : les magistrats, les étudiants, les cheminots, les policiers, suivis de près par les journalistes pétitionnaires, les enseignants, les contôleurs et inspecteurs du travail, les agents d'EDF - GDF (non exhausif).

Curieusement, ce climat de cohésion n'a pas l'heurt de plaire au gouvernement. Peut être parce qu'il s'exprime dans la rue et contre lui.

Colratpascal  L'après élection avait été dominé, malgré tout et même parmi ses opposants, par l'espérance d'une amélioration de la situation économique du pays et, par là-même, des femmes et des hommes les plus en difficulté. Vous allez voir ce que vous allez voir!

On a vu. La rupture par un gouvernement où on retrouve les mêmes qui avaient amené le pays là où il est, on aurait dû se méfier!

Je n'aurais jamais cru que la France deviendrait un pays où des personnes auraient tellement peur de se faire expulser qu'elles se jetteraient par la fenêtre, où on oserait analyser l'ADN des mères pour prouver que leurs enfants sont bien les leurs, un pays où le nombre de sans logis, de ménages surendettés, de repas servis au Restos du coeur, exploserait à ce point.

Un pays où sont considérés comme privilégiés ceux qui ont un tout petit peu plus que les autres pendant que, d'autres riches, vraiment riches, se voient proposer un bouclier fiscal parce que cela « relance la consommation ». La compétence économique de nos dirigeants est clairement sujette à caution.

Pourquoi ne pas reconnaître tout simplement qu'ils servent leur clientèle? Ce serait bien plus honnête puisque chacun sait que lorsque la limite de consommation est atteinte, l'argent qu'on gagne est épargné et non dépensé. Si on veut relancer la consommation, on ferait mieux d'augmenter le pouvoir d'achat de ceux qui ont à peine les moyens de boucler les fins de mois. Ce serait plus juste et plus efficace. Les familles monoparentales, souvent des femmes seules avec enfants, sont toujours plus nombreuses et en grandes difficultés. Quelle indécence, ce bouclier fiscal!

Alors il ne faut pas s'étonner de cette grogne croissante et persistante. L'UMP peut toujours faire semblant de trouver les grèves injustifiables, la sensation de malaise persiste devant la politique menée qui ne fait qu'accentuer encore et encore les injustices sociales.

Sur les régimes spéciaux, revenir à 37,5 années pour tous sans tenir compte des conditions de travail, de vie, sociales, ne serait pas adapté. Mais la pénibilité du travail, le choix de chacun devant la cessation d'activité, la santé, la réalité du marché du travail sont autant de critères à prendre en compte dès lors qu'une politique plus solidaire et plus juste aura été mise en place.

Je ne crois pas que l'on puisse compter sur le gouvernement pour cela. Dans ces conditions, je ne vois pas comment ne pas soutenir ces mouvements sociaux. Reste à espérer que la méthode de la gratuité au lieu de la grève qui pénalise surtout les usagers sera bientôt adoptée.

Position du PS sur l'Europe, pas de troisième voie

Le Bureau National, premier secrétariatisé (nous n’avons pas de président) par François Hollande, a, contre toute attente, voté une position concernant la ratification du nouveau projet de constitution européen.

Il me semble que l’objectif était d’adopter une position commune sur la base des décisions arrêtées lors du dernier congrès, à savoir que seul le processus référendaire pouvait défaire ce que le vote des français avait décidé. Rappelons au passage que c’était également la position de notre candidate Ségolène Royal.

Le minimum était d’exiger la tenue d’un référendum et en même temps d’arrêter une position commune : oui, non, ou non participation au vote.

Au lieu de cela, la décision a été prise mais à «  à l’ancienne », à la hussarde, par un vote simple et brutal : 36 oui (dont Vincent Peillon), 20 non (dont Serge Janquin), 2 abstentions (dont Arnaud Montebourg) et une non participation au vote (Julien Dray), qui ne tranche rien du tout.

La position de Benoît HAMON était intéressante et avait le mérite de ne pas nous faire retomber dans le piège tendu par Nicolas Sarkozy. Un de plus. Ce vote sec, risque tout simplement de ranimer nos querelles sur la question européenne. Mais où est passé l’art du compromis et de la négociation dans tout cela?

Vraiment pas de quoi pavoiser comme le fait Jean-Luc Mélenchon. La question européenne s’est réouverte brutalement sous nos pieds alors que nous pouvions espérer qu’une méthode, qu’un point d’équilibre serait trouvés.

Cela me fait penser au sketch de Pierre Palmade, dans lequel on nous met face à 2 mauvaises solutions : tu préfères te faire manger tout cru ou jeté vivant dans de l’eau bouillante ? Nous avions la possibilité de dire, que les 2 termes de l’alternative ne nous convenant pas, nous en choisirions une troisième. Il semblerait que non.

Tout cela me laisse vraiment perplexe.

Pétition pour une presse indépendante

Imaginez un pays où le pouvoir politique aurait la mainmise sur la presse d'information. Imaginez un pays où les personnes interrogées par les journalistes pourraient répondre ou pas aux questions gênantes selon leur bon vouloir. Imaginez un pays où les journalistes s'autocensureraient pour ne pas déplaire au pouvoir en place. Imaginez un pays où des journalistes biaiseraient à ce point l'information qu'elle en serait déformée. Imaginez un pays où un homme aurait décidé d'être partout, tout le temps, et qu'il serait en même temps un ami des grands patrons des médias.

Une_eliby_presse_pouvoir                                                                                                                        Pas très démocratique tout ça! Heureusement, la France est un pays formidable où tout cela ne risquerait pas d'arriver. Au cas où, quand même, j'ai invité un jourmaliste à présenter une pétition, au cas où... 

" Sans faire de bruit,une pétition pour l'indépendance des rédactions a déjà collecté 5.000 signatures sur Internet, auprès de citoyens de toutes professions et tous milieux. Le texte demande d'inscrire dans la loi l'indépendance des rédactions,  avec un droit de veto sur la nomination du directeur, afin de mettre un frein aux rachats de médias par des industriels proches du pouvoir, qui tentent de plus en plus d'utiliser les médias comme de simples instruments de propagandes, avec une info au rabais, préfabriquée par des communicants, d'où disparait peu à peu le pluralisme et la faculté de poser des questions."

Pour signer la pétition.

Parce que je suis très attachée à la liberté de la presse, au début de mon mandat, en septembre 2004, j'avais envoyé une lettre ouverte à M Vanneste, alors encore à l'UMP et donc proche de M Dassault, lorsque celui-ci avait acheté la SOCPRESSE et proclamé que "n'étant pas une société de bienfaisance", il se séparerait des titres non rentables, et que des regroupements et restructurations avaient eu lieu aussitôt. J'y exprimais mes inquiétudes pour les emplois et pour ce mélange des genres mal venu. Les choses n'ont fait que s'aggraver.