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Noël , note d’ambiance 2007

J'avais en 2006 écrit une note d'ambiance sur la fin de l'année et j'ai constaté en consultant les notes souvent lues que celle ci en faisait partie. Je trouve qu'une note d'ambiance en cette fin d'année 2007 n'est pas inutile.

Non pas que la situation soit plus optimisme que celle de l'année dernière, mais le principe de réalité prévaut. La lueur d'espoir qui s'était allumée avec les présidentielles s'est bien vite éloignée avec l'élection de N. Sarkozy, et carrément éteinte après quelques mois de pratique du pouvoir par l'UMP.

Ajupan8ca72r50ocauyehg3camjgxvbcatb Puisque ceci est une note d'ambiance lissée sur l'année, le pays qui semble se dessiner sous nos yeux ressemble à une caricature. Une France coupée en trois.

Les privilégiés, chouchoutés, encouragés à reconduire d'années en années, de génération en génération, les facilités dans tous les domaines. L'industrie du luxe se porte bien, merci. Le paquet fiscal a été bien accueilli. Les impôts baissent. Les droits de succession diminuent. Les hausses de prix, notamment de l'énergie, sont bien vite amorties. La franchise médicale? Peanuts!* Pour votre parfaite information. C'est instructif!

Le problème n'est pas qu'il y ait des riches, grand bien leur fasse. Le problème est lorsque les riches deviennent de plus en plus riches et contribuent proportionnellement de moins en moins à rééquilibrer les inégalités entre tous les citoyens, devoir de l'Etat qui ne remplit plus son devoir de redistribution équitable en terme, notamment, de services publics.

La deuxième partie est en augmentation. Il s'agit des exclus, de ceux dont l'opinion publique ne se préoccupe que lorsqu'un drame arrive, ceux pour qui les associations se battent, pied à pied, pour les sortir de leurs difficultés, les travailleurs pauvres, titulaires de contrats précaires, les retraités modestes. Et comme l'année dernière, je reviens sur les femmes qui élèvent seules leurs enfants et qui galèrent, jour après jour, pour qui la moindre augmentation des produits de première nécessité, la franchise médicale, le prix de l'énergie, sont un drame.

Le troisième tiers est constitué par l'immense majorité des Français, ni ceux d'en bas, ni ceux d'en haut, comme dirait un ancien Premier Ministre ceux du milieu. De plus en plus d'entre eux ont peur de basculer dans la pauvreté, ni exclus, ni privilégiés, qui travaillent, ou qui vont retrouver du travail, pas bénéficiaires par les mesures très marquées du gouvernement mais concernés par les services publics de santé, d'éducation, de sécurité parce que ce sont leurs enfants qui sont, en principe, ceux dont les enfants sont les plus susceptibles d'avoir accès à la promotion sociale.

Weihnachten_2 Laissez, vous aussi, votre note d'ambiance. Elle peut aussi apporter une note de chaleur et d'optimisme. Après tout il n'y a pas que la politique, même si ce blog est le lieu privilégié témoin de mon activité au Conseil Régional! Je vais vous souhaiter d'ailleurs en ce nom, une très bonne fin d'année. Je vous donne rendez vous en 2008, soyez-là!

Allez, si je ne croyais pas en l'humain, je ne serais pas de gauche.

* Cacahuètes, rien. 

Cumul des mandats, sport national . Une deuxième !

Mercredi 19 décembre 2007

Force est de constater amèrement qu'on ne peut pas jouer lorsque la règle du jeu n'est pas identique pour tout le monde.

Cumulsmall  Or je constate tout comme vous que cela est bien loin d'être le cas, que même la règle élémentaire de non cumul absolu de la fonction de Ministre n’est plus respectée (c’est Chirac qui l’avait instaurée). Les choses empirent même puisqu'une règle – plus ancienne et non écrite – prévoyant qu’un ministre battu devait quitter le gouvernement, n'est plus à l'ordre du jour.

La commission Balladur sur la réforme des institutions avec plusieurs personnalités de gauche (4 sur 13 dont le Vice-président Jack Lang) n’a même pas retenu le mandat unique pour les parlementaires. Même une commission consultative ne se risque pas à concrétiser cette revendication démocratique!

Sarkozy réfléchirait à une réforme de l’assemblée nationale prévoyant l’augmentation du nombre de députés à 650 pour pouvoir enfin mettre une dose décente de proportionnelle. Augmenter en nombre pour ne pas avoir à partager.

Me réjouissant que le PS ait mis le mandat unique dans son programme électoral en 2007, un secrétaire de section, m’avait répondu avec un air fatigué que c’était déjà au programme il y a plus de 10 ans, et que si c'est toujours accueilli avec des applaudissements enthousiastes, personne n'a jamais concrétisé.

J’ajouterai que si on regarde les têtes de liste des municipales, la France n'est décidément composée que d’hommes blancs. Les femmes ne sont toujours pas têtes de liste, ou quand elles le sont, c’est à la tête de villes ingagnables, ou de villages de 200 âmes. A quelques exceptions près bien sûr! Les bonnes raisons ne manquent pas et la France reste à la traîne dans tous ces domaines.

Pas de découragement dans mes propos, les choses ont évolué, un tout petit peu et elles continueront à évoluer, c’est un mouvement lent mais irrépressible

Cumul des mandats, sport national . Une première!

Cela va faire du bruit dans le landerneau.

Montebourgbelloumi  Arnaud Montebourg a décidé de se présenter aux élections cantonales de mars 2008.

La question était évoquée depuis plusieurs semaines et le débat devenu public depuis qu’Arnaud avait lancé un mini référendum sur son blog en demandant leur avis aux habitants de sa circonscription.

Curieux : sur le plan local, les réactions étaient plutôt en faveur de cette décision, tandis qu’au niveau national, c’était plutôt le contraire. Il fallait donc trancher et il a annoncé aujourd’hui dans un long communiqué les raisons de cette décision :

  • garder le conseil général de Saône et Loire à gauche

  • s'impliquer dans la gestion d'une collectivité locale

  • tenir compte de la nouvelle donne politique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy

  • préparer 2012

Comme je sais que vous allez être nombreux à commenter cette décision et qu’il est préférable de faire face aux décisions même impopulaires et les assumer, j’ai pensé qu’il valait mieux en parler franchement.

Personnellement, j’étais contre et j’en avais discuté en toute franchise avec Arnaud. Pour autant, je ne me reconnais pas le droit d'exiger quoi que ce soit de quiconque. J'entends ses arguments, même s'il m’en coûte beaucoup.

Remettons quelques éléments en perspective : Lorsque j'évoque le cumul des mandats avec d'autres, je m'entends souvent répondre, de façon assez inattendue et pas que d'élus, "je ne suis pas un forcené du non cumul". Ah bon? Dont acte!

D'autre part, parmi ceux qui vont crier au scandale, combien d'entre eux ont soutenu concrétement son engagement personnel contre le cumul - en votant NPS, en s'engageant dans RM? Combien ont mesuré les conséquences, pour lui et pour le mouvement, d'un échec aux législatives?

C'est facile de dénoncer, moins facile de s'engager en dehors du chemin confortable de la majorité. Ah, si tous ceux qui ricanent devant cette décision avaient mis autant d'énergie à le soutenir au moment où il le fallait ... (soupir).

Quant à savoir quelles conséquences aura cette décision, seul l'avenir nous le dira.

Modem or not modem ?

Jeudi 13 Décembre 2007

Modem, pour ceux qui ne le savent pas, ça ne veut rien dire en latin. Dommage, ça aurait été une bonne accroche.

François Bayrou a lancé son modem lors d’un grand congrès fondateur avec son crédo habituel «  niiii de droite niiii de gauche ».

Mais il y a des bonnes volontés à droite et à gauche. Et qu’il faut reprendre les bonnes idées de droite et de gauche. Il nous renvoie dos à dos avec l’UMP.

Comme programme c’est quand même juste. Facile à mémoriser, mais juste quand même.

Ne soyons pas caricatural. Il faut reconnaître qu’il a fait preuve d’une bonne résistance à l’UMP en refusant de se fondre en 2002 dans la majorité présidentielle.

Les élections municipales approchant, la question des alliances refait immédiatement surface.

Ségolène Royal a lancé un pavé dans la mare en confirmant qu’elle avait proposé le poste de premier ministre à François Bayrou. Il l’a éconduite. Elle aurait quand même pu nous en parler, non?

Marc Vasseur , avec le talent qu'on lui connaît, fait le tour des villes de la métropole lilloise. Forcément, lui qui est partisan d'un rapprochement avec le Centre, ne hurle pas face à des accords qui, pour d'autres, s'apparentent à des comportements contre nature.

L'UDF a opéré une mutation lorsqu'il s'est séparé en Nouveau Centre et en Modem. Nous avons à présent un centre droit et un centre gauche. La vie politique française est en pleine mutation. Le PS n'y échappera pas non plus.   

20070914_fig000000225_6291_1 Un peu de sérénité dans tout cela nous fera le plus grand bien. D'abord il ne s'agit pas d'un accord de parti à parti, pas d'alliance PS - Modem. Il s'agit d'accords de personne à personne, et cela va se passer partout, même avec des candidats PS qui jouent les vierges effarouchées.

Et puis un parti où les candidats peuvent s'allier à la fois avec des candidats du Centre tandis que des candidats d'extrême gauche regardent avec sympathie une présence sur leurs listes, finalement, c'est ou un parti très ouvert, ou un parti dont la ligne idéologique est poreuse.

Les élections municipales ne sont pas si politisées que les présidentielles. Les grandes idéologies et les clivages traditionnels ont peu de poids face à une personne qu'on connait bien, son Maire, et la gestion d'une Ville au plus près des habitants.

Qui aurait envie de se voir associer avant une élection avec un gouvernement aussi désastreux pour les Français? Pourtant il y en a qui, courageusement, voient la nécessité de prendre leurs distances avec des mesures impopulaires et injustes, de peur de s'y voir associer. Je les comprends! J'aurais cependant préféré qu'ils assument leur choix jusqu'au bout. Par honnêteté. 

Commission Balladur : Réforme des institutions et vieilles dentelles

La commission Balladur a remis, dans le plus grand désintérêt général, son rapport sur la réforme des institutions mi novembre. Nicolas Sarkozy s’est empressé de reporter à l’après municipales leur éventuelle mise en application. Cette commission, vice présidée par l’ancien ministre socialiste Jack Lang était composée de 4 « personnalités de gauche » 3 centristes joyeux, 5 "personnalités de droite".

Notons au passage le terme « personnalité », qui me fait toujours sourire c’est quoi une juste une personnalité ? Le nait-on ? Le devient-on et si oui comment ? Mais trève de sarcasmes.

Sans beaucoup de surprise cette commission a écrit la partition librement imposée par Nicolas Sarkozy.
400pxlouis_ambassador_1663 M’est venue spontanément une image surranée mais sans doute fausse de cette commission, les imaginant se réunir sous les ors de la République en chemise dentelle et jabots et se faisant resservir le thé dans un délicat service en porcelaine de sèvres.

Mais, au lieu d'ironiser, voyons les principales propositions sur les 77 faites par cette commission :

Exécutif : renforcement des pouvoirs du chef de l’état (article 5 et article 20): inscription dans la constitution que le Président de la république « définit la politique de la nation » et le gouvernement la « conduit ». C'est ce qu'il fait déjà, non?

Art 18 : « le PDR peut prendre la parole devant l’une ou l’autre assemblée » avec comme compensation - sans doute – « la prise en compte du temps de parole à la télévision et à la radio ». Impressionnée par ce bouleversement je suis.

Contrôle par la cour des comptes des dépenses élyséennes, et suppression du système des 500 parrainages pour les présidentielles, remplacé par une présélection des candidats «d'un collège de 100 000 élus ». Sarkozy, les petits partis ne lui disent pas merci.

Ministres : « permettre aux Ministres de retrouver leur siège au Parlement lorsqu’ils cessent d’exercer leur fonction » et « interdiction du cumul entre la fonction ministérielle et un mandat électif ». C'est Copé qui va être content!

Parlement :

Un certain nombre de mesures techniques mais visant à renforcer les pouvoirs du parlement :

  • limitation du temps de séance pour imposer l’examen des textes ou débats préparés ou acceptés par lui

  • 1 semaine sur 4 réservée d’une séance visant au contrôle du gouvernement et et à l’évaluation des politiques publiques »

  • Limitation de la portée du fameux 49-3 lois de finances et au financement de la sécurité sociale

  • Rendre public les avis du conseil d’état sur les projets de loi

  • Limitation du droit d’amendement du gouvernement

  • Chaque assemblée pourrait constituer 10 commissions permanentes au lieu de 6 actuellement

  • Nouvelle répartition plus équitable des présidences de commission

  • Création au sein de chaque assemblée d’un audit parlementaire chargé d’organiser les activités de contrôle

  • Temps de parole équivalent à l’opposition et à la majorité lors des séances de questions au gouvernement

  • Permettre à chacune des assemblées de voter des résolutions

  • Interdiction de tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. On prend les paris sur la mise en oeuvre de cette proposition?

Démocratie :

  • introduction d’une part de proportionnelle pour l’élection des députés (20 à 30 sièges)

  • redécoupage des circonscriptions tous les 10 ans.

  • Institution de référendum à l’initiative d’un cinquième des membres du parlement ...

  • Mettre fin à la présidence du conseil supérieur de la magistrature (CSM) par le président de la République ….. saisine du CSM par les justiciables

  • Possibilité pour le citoyens de saisir le conseil constitutionnel "par voie d’exception pour apprécier la conformité d’une loi aux libertés et droits fondamentaux reconnus par la constitution".

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     Pour la réforme de l'exécutif, plusieurs articles vont clairement dans le sens d’un renforcement des pouvoirs du président. Le contrôle des dépenses et des nominations va dans le bon sens. On peut sérieusement s’interroger sur le nouveau système de pré sélection des candidatures aux élections présidentielles.

  • Pour ce qui est des Ministres : il est tout simplement honteux que l’on puisse cumuler un poste de Ministre avec une toute autre activité qu’elle soit élective ou professionnelles. Permettre de retrouver leur siège aux Ministres sortis d’un gouvernement va dans le sens de la concentration du pouvoir dans la main de quelques uns.

Réforme parlementaire : des mesures techniques positives bien timides et beaucoup de gadgets. Le 49-3 devrait tout simplement être supprimé sans aucune restriction.

En France (et nous sommes en cela une particularité dans les démocraties europénnes), 85 % des parlementaires cumulent avec une fonction élective et ou un travail. Tout comme le Parti Socialiste, dans son programme législatif et présidentiel, je suis pour le mandat unique de parlementaire pour tous. Cela règlera définitivement la question du principe à laquelle nous sommes confrontés. Obligatoire pour tous, nous jouerons alors avec les mêmes règles.

Réforme démocratique : rien ou si peu.

Thumb_ciseaux Le peu de proportionnel proposé et déjà contesté par les députés de droite. Redécoupage des circonscriptions tous les 10 ans, oui si il est fait dans des conditions irréprochables. Souvenons nous néanmoins du redécoupage Pasqua en 1986.

A vous de vous faire votre opinion sur ce rapport, qui sera désossé après les municipales de 2008 et dont il ne restera sans doute pas grand-chose.

Pour décortiquer les articles, je me suis appuyée sur un article paru dans "Les Echos" de novembre.

Quel monde construisons-nous à nos enfants?

Les Français espéraient de leur pays autre chose que ce mélange de résignation, d'espoir déçu, de mauvaise foi flagrante, de cafouillis inextricable, de pression aussi, de tension qui y règnent en ce moment.

Tristesse Les conditions de vie sont de plus en plus dures, les salariés sont toujours plus nombreux à vivre des fins de mois difficiles. L'écart entre le coût de la vie et les revenus du travail s'accentue. Signe des temps : les salariés se rendent à leur travail en vélo ou à pieds ou en transports en commun car ils n'ont plus les moyens de payer leur essence.

Mis à part le fait que c'est bon pour l'environnement, on aimerait que cela soit le résultat d'un choix et non d'une réduction des moyens du ménage. J'ai été choquée d'entendre répondre à une personne qui signalait ce fait, que le pouvoir d'achat et le niveau de vie avaient considérablement augmenté.

C'est vrai, on ne peut pas le nier. On vit mieux aujourd'hui qu'au début du siècle dernier. Heureusement, il ne manquerait plus que cela! Est-ce pour autant qu'il faut considérer comme un progrès social le fait de pouvoir obtenir un crédit pour s'acheter une voiture mais ne plus pouvoir acheter l'essence pour la faire rouler (Cf les subprimes) ?

On peut faire une razzia de produits importés de qualité médiocre, quasiment tous les foyers sont suréquipés en terme d'électroménager, nous nous sommes nous-mêmes condamnés à une course à la croissance économique contre notre propre intérêt vital à long terme, est-ce un progrès social?

Allons-nous un jour nous arrêter et réfléchir à ce que nous voulons faire ensemble? Voulons-nous de ce monde là?

Chacun de nous porte une part de responsabilité dans ce qui va nous arriver, et à nos enfants. Pour l'instant, c'est vrai, la gauche est encore désorientée. Même le PC s'y met maintenant!

Mais la France, grondeuse, fait de la résistance face au libéralisme sauvage et brutal qui fait rage dans le monde. Les gauches d'ailleurs ont déjà baissé les bras face aux dérégulations, à la loi du marché et de l'argent.

Pourtant les gauches plus radicales - pas l'extrême gauche quoique l'habile Besancenot fait son chemin - et les socialistes les moins « sociales-démocrates » gagnent du terrain, aiguillonnés par une réaction de refus populaire toujours plus vive face aux mauvais coups du libéralisme.

Nous avons à bâtir une gauche qui soit à la hauteur de l'enjeu. Face à nos échecs devant la conquête des responsabilités nationales, les collectivités locales et territoriales sont en première ligne.

On fait porter sur leurs épaules de bien lourdes responsabilités, mais celles de gauche ont, entre autres mérites, celui de n'avoir pas de double discours. Celles de droite ont bien du mal à expliquer à ceux de leurs administrés qui souffrent de la politique menée par le gouvernement aujourd'hui que « oui, c'est bien le même parti, mais ce n'est quand même pas tout à fait la même chose... ». Et ma grand-mère, c'est les Beatles?

Plus c'est gros plus ça marche

On se souvient que François Fillon s’était fait remonter les bretelles il y a quelque temps parce qu’il avait dit que « la France était en faillite ».

Jeudi soir, c’est Nicolas Sarkozy, en personne qui l’a dit : « les caisses sont vides ». Ah bon ?

Mais que s’est-il donc bien passé ces 6 dernières années, alors que la droite gouverne et détient tous les pouvoirs pour que les caisses soient vides? Y aurait-il eu du laxisme ? Gros mot habituellement destiné à la gauche.

L’état des finances publiques, déjà dans un état calamiteux à l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence, n’a fait que se dégrader. Nul doute que le cadeau fiscal de 15 milliards, absurde et injuste socialement et totalement inopérant économiquement, a contribué à cette dégradation. Le miracle économique de la reprise de la croissance ne s’est pas opéré non plus, alors qu'on nous l’avait garanti.

Et dire, que la droite est en procès permanent pour incompétence économique à l’encontre des Socialistes qui seraient des gestionnaires romantiques et dépensiers !

Quelle sera la crédibilité de la France, à la tête de l’Europe pour 6 mois d’ici quelques temps? Alors que nous sommes déjà vilipendés par de nombreuses instances européennes pour notre gestion hasardeuse.

Il faudra bien alors donner des garanties, des preuves à nos partenaires que nous reprenons les choses en mains.

Accrochez vos ceintures, car il est déjà acquis qu’au lendemain des élections municipales un grand plan de rigueur se mettra en place.

Quelles seront les mesures prises ? Hausse de la TVA ? Coupes sombres dans les budgets ? Désengagement de l’état à coup sûr : éducation,  justice … cela peaufinera la grande entreprise de démantèlement du service public.

Malgré tout, un signe positif dans tout cela : Nicolas Sarkozy commence, après avoir été ministre de presque tous les gouvernements 2002, à être au courant de l’état de la France.
Encore un petit effort et il comprendra qu’il y a de graves problèmes dans certains de nos quartiers où des citoyens se retrouvent à l’écart de la société.

Comment peut-il écarter d'un revers de main toutes ces alertes sur le fait qu'il ne s'est rien passé dans ces banlieues, ces quartiers depuis les émeutes de 2005 pour apaiser les choses de façon structurelle et, qu'au contraire, l'Etat a supprimé tellement de subventions aux associations, qu'incapables de fonctionner, elles ont dû arrêter leurs activité de maillage des quartiers, aggravant ainsi la situation.

Peut-être aussi va t-il comprendre, que ces problèmes ne se résument pas à des émeutes, aussi spectaculaires, soient-elles, et qu’après le départ des caméras et des forces de police, la vie va reprendre, encore plus difficile pour certains.