Daniel Percheron, Président de la Région Nord - Pas de Calais

Daniel Percheron, Président de la Région Nord - Pas de Calais était l'invité de France 3 dans l'émission "La Voix est libre" de samedi 17 Novembre.

Dpercheron Peu présent dans les médias - il explique pourquoi - grande figure historique du socialisme dans le Pas de Calais, la Région lui devra l'impulsion qui fera d'elle une grande région, malgré ses handicaps et ses difficultés, parce qu'il a toujours privilégié sa région. Notre région.

Je ne connaissais pas Daniel Percheron avant ce mandat à la Région. Sans parti pris, je peux dire que tous les Conseillers Régionaux en plénière , toutes tendances confondues, d'accord ou pas d'accord, se régalent de ses interventions pétillantes, de son esprit agile et de ses analyses où perce la perspicacité.

Le conseil régional adopte un nouveau logo

  Voici comment la Région sera dorénavant symbolisée, le nouveau logo régional a été adopté lors de la séance plénière de la semaine dernière, après enquête auprès des habitants du Nord - Pas de Calais.

Petit historique :

                                                                      Avantcouleur         

EN 1982

                                       

                             Logoc

EN 1993

Nouvologo

EN 2007

Le logo précédent n'a pas démérité, il donnait une impression de dynamisme, de mouvement, de légèreté. Mais il était tellement léger qu'il n'était pas identifiable au milieu de tous les autres.

Le nouveau logo s'inscrira dans un cartouche d'un nouveau concept : le carré rond... d'où les plaisanteries en plénière sur la quadrature du cercle, Poincarré ... et d'où surtout, une meilleure visibilité!

Vous allez mieux connaître tous les domaines d'intervention du Conseil Régional.

A QUOI SERT UN CONSEILLER REGIONAL?

Puisque la répétition est la base de la pédagogie et que beaucoup encore ignorent le rôle du Conseil Régional et de ses élus, même parmi ceux qui sont censés savoir, je profite de l'été pour remettre en perspective le rôle de cette institution.

La Région a 3 compétences obligatoires:

- les lycées, 200 établissements dans le Nord Pas de Calais regroupés dans la Formation Initiale

- le transport, le TER

- La formation professionnelle, devenue le budget le plus important.

Au fil du temps, la Région a été amenée à se saisir de plus en plus de domaines afin d'y inscrire une cohérence régionale, ou au vu de l'urgence de la situation dans le Nord Pas de Calais:

- l'action économique - les aides aux entreprises sont dévolues officiellement aux Régions.

- la politique de la Ville et l'aménagement du territoire, la prospective

- la culture

- le sport

- l'université et la recherche

- l'environnement

- la citoyenneté, les partenariats associatifs

- la santé

Dans chacun de ces domaines, la Région, sous l'impulsion de son Président Daniel Percheron, investit avec l'objectif d'améliorer la situation socio économique de chacun de ses habitants.

L'élu régional participe à sa mesure aux décisions prises. L'exécutif, composé de 13 Vice-présidents, est chargé d'impulser la politique à mettre en place. Les élus ne sont pas rattachés à un territoire, leur action doit être avant tout à l'échelle de la région.

C'est pour cela, par exemple que la formation professionnelle, le transport, l'action économique ont fait l'objet de schémas de cohérence à l'échelle régionale. C'est pour cela que le plan de lutte contre l'illettrisme que nous élaborons aura un impact régional, c'est pour cela que nous avons parcouru les 15 bassins d'emplois de la Région avec l'opération LIRE EN TERRITOIRE.

Néanmoins, un conseiller régional ne se détourne pas pour autant des préoccupations plus locales, même si concilier les deux échelles est parfois compliqué, les compétences des uns et des autres s'entrecroisant.

Ainsi, localement, la commission Transports et Infrastructures me conduit à présider le Comité de Ligne de Lille Métropole, et donc à intervenir pour que les rames encombrant l'entrée de la gare de Tourcoing soient remisées ailleurs, ou pour que les retards dûs au réseau ferré Belge en travaux soient moindres.

L'action sur l'illettrisme que je conduis aura inévitablement un impact sur la Ville et j'envisage d'intégrer au Plan Régional des conventions avec les Villes qui le voudront, pour contracter un engagement d'actions mutuel.

Etre la représentante de la Région dans les conseils d'administration des lycées de Tourcoing permet d'inciter à l'émergence de projets et de les soutenir, comme les lycéens de Colbert en Pologne. Les travaux importants dans les Etablissements sont à suivre attentivement comme ceux du lycée Gambetta, ou Sévigné. Le lycée Le Corbusier et le CFA attenant auront un effet positif certain sur le développement de la Ville.

La Région à Tourcoing, c'est aussi le CRRAV, et, prochainement, le centre régional de cinématographie, le Fresnoy, le Salon de Théâtre, l'Atelier Lyrique en terme de culture. Ce sont aussi des aides conséquentes aux associations citoyennes comme les restaus du coeur, la Croix Rouge. Aux associations sportives comme les ENT ou le TLM, le nouveau stade nautique ... J'en passe beaucoup car la liste est trop longue.

Et surtout, la Région ce sont des actions de formation de la maîtrise des savoirs de base à la qualification professionnelle en passant par l'apprentissage. 

Si le travail des Conseillers Régionaux n'est pas directement quantifiable, visible et repérable localement où que cela soit dans la Région, il est pourtant bien réel et considérable. Il faut sans doute le rendre plus concret encore, par des partenariats suivis et volontaristes. Même si les priorités de la Région - définies dans le cadre des schémas - ne rencontrent pas toujours forcément les priorités plus locales, la volonté de part et d'autre d'avancer dans la même direction finit toujours par aboutir.  

Mise en cause de la Région : carton rouge à Christian Vanneste

Medium_carton_rouge Je ne peux laisser dire par Christian Vanneste sur son blog, même s'il est en campagne électorale,

"... dans notre région, la gauche tire à boulet rouge sur les entreprises.                                  Historiquement de gauche, la région est l'une de celles qui "chargent" le plus les                                      entreprises : sa taxe professionnelle est parmi les plus élevées de France : 3,68%                                      contre 2,68% au niveau national. Une véritable honte. Dans le même temps, l'exécutif                             s'apprête à emprunter près de un milliard d'euros, ce qui lui permettrait d'afficher une                         hausse mesurée de la pression fiscale sur les ménages : plus de 17% sur le foncier. Sinon,                    comme l'ensemble des autres régions socialistes, le Nord-pas-de-Calais a mis en oeuvre                               le programme commun dicté par le PS : matraquage fiscal, explosion des dépenses de                  fonctionnement, saupoudrage des subventions aux associations, avec un particularisme                         local (sic!) : l'acharnement contre les entreprises."

      Des chiffres d'abord inexacts, puisque ce n'est pas 3,68%, mais 3,52% - ce n'est pas anecdotique ! - et ce n'est pas 2,68% au niveau national, mais 2,96%.

Pour remettre les choses dans leur contexte, la part « Région » de la taxe professionnelle des entreprises ne représente que 9% de la totalité des cotisations.

Les « boulets rouges » que M Vanneste dénonce très légèrement, consistent à établir comme des priorités

  • le plan « cancer »

    Le conteste t-il après les chiffres alarmants pour la région publiés cette semaine?

  • Les pôles de compétitivité ferroviaires

  • l'ANRU

    Les conteste t-il alors que l'activité des entreprises ne peut que bénéficier de ces deux priorités au travers du bâtiment et de l'industrie ferroviaire?

La politique régionale, au contraire de ce qui est dit, revient à injecter 2 milliards d'euros dans l'économie régionale, car c'est un acteur socio économique d'importance, c'est aussi une politique économique cohérente qui permet le développement des entreprises et de l'emploi :

  • 27,7 millions d'€ en investissement

  • 31 millions d'€ en fonctionnement

C'est l'investissement dans la recherche, l'innovation, un schéma de développement économique. On nous le reproche même parfois.

Le grand emprunt d'un milliard d'€, est déjà assuré dans les budgets actuels et est destiné aux grands projets structurants fluviaux et portuaires, vitaux pour le développement de notre région. Il a été permis par la modulation de la TIPP décidée en décembre.

J'étais ce matin avec des associations qui s'engagent de manière militante pour lutter contre l'illettrisme, et qui sont sur le point d'abandonner parce que l'Etat supprime leurs subventions et qu'elles ne peuvent plus fonctionner. Ces associations, éléments primordiaux de la vie en société, en sont réduites à se tourner vers les seuls qui les écoutent encore mais qui ne peuvent pas tout. Ah, c'est sûr, l'Etat, lui ne fait pas de saupoudrage! Comment allons nous faire si nous n'avons plus de militants associatifs? J'ai été sidérée lorsque M de Villepin, après avoir coupé les crédits aux associations et avoir fait mourir ainsi nombre d'entre elles, a fait appel au milieu associatif pour apaiser les choses après les émeutes de l'automne 2005! Manque pas d'air!

Quant à « l'explosion des dépenses de fonctionnement », elle est essentiellement dûe aux transferts de compétences dans le cadre de la décentralisation. La preuve ? A périmètre égal – en dehors des décentralisations successives – l'augmentation s'élève à 2,6%! Une explosion? Vraiment?

Nous pourrions aussi parler de ces décentralisations brutalement imposées et compensées « à la manière de » - à savoir transférer les compétences en ne tenant compte que du moins disant : les dépenses de santé des TOS, les rémunérations des stagiaires en formation contre l'illettrisme, les revalorisations légalement prévues et non compensées... tout en plafonnant les ressources des collectivités locales, littéralement étranglées.

Dans un communiqué de presse, une agence de notation a établi la bonne tenue du budget de la Région sous l'autorité de son vice-président aux finances Bernard Roman, vous le trouverez ici, en totale contradiction avec les propos de M Vanneste.

Je suis indignée par ces accusations infondées.

Nous, élus de la majorité du Conseil Régional, nous battons aux côtés de notre Président Daniel Percheron pour que notre Région parvienne à sortir par le haut des crises successives dont elle est victime, en amenant nos concitoyens, ensemble, à évoluer vers une vie meilleure.

Et ce, malgré les indicateurs qui montrent que notre région est l'une de celles qui souffrent le plus. Quand la Nation se préoccupera t-elle de nouveau de rétablir une plus juste répartition entre les territoires? A quand un ETAT BOUCLIER, à l'image de la Région bouclier, face aux mauvais coups économiques, pour protéger ceux qui en ont le plus besoin?

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

Les Régions ont "décidé" de voter une augmentation de la TIPP. Mesure qui nécessite que les habitants soient informés des motifs de cette hausse.

- Le Nord Pas de Calais est le 1er corridor européen, avec un passage sur ses routes d'un nombre croissant de véhicules, notamment de camions, qui posent de gros problèmes en terme de fréquentation routière, d'environnement, d'infrastructures adéquates (voir le débat sur la A24). Nous avons l'opportunité de faire participer à l'effort de modernisation de nos infrastructures ferroviaires, d'autres que les habitants eux mêmes.

- Cette "liberté" laissée aux régions par le gouvernement pour financer l'accompagnement de la décentralisation, crée un cercle vicieux où les régions les moins favorisées se trouvent contraintes, si elles veulent mener des politiques ambitieuses et justement sortir de cette situation défavorable, d'utiliser le taux plafond autorisé. Les régions les plus riches, elles, n'en ont pas besoin! Ce qui revient à faire payer davantage les plus défavorisés s'ils prétendent vouloir s'extirper de leurs difficultés. Mais, comme nous nous entendons régulièrement répondre lorsque d'aventure nous nous dressons contre cette injustice : " C'est votre choix de financer ceci ou cela, personne ne vous y oblige".  Bravo la solidarité nationale!

- On peut aussi ne rien faire! C'était l'une des options proposées par des esprits chagrins, immobilistes et frileux. Mais bien sûr, pourquoi pas? Avec des indicateurs économiques dans le rouge, un état trop souvent muet face à ses responsabilités ( exemple sur les écoles d'art où nous n'avons aucune réponse à nos questions), une possibilité d'action sur la fiscalité en diminution (un point de fiscalité équivalait à 3,5 M € en 2006, plus qu'à 2,1 M € en 2007), une décentralisation, même si elle est compensée, dont nous voulons profiter pour améliorer les choses, notamment pour les plus modestes (visite médicale pour les TOSS). Mais c'est vrai, c'est un choix...

- Pour préciser ce dont nous parlons, il convient de rappeler que l'Etat perçoit 62% de taxe (TIPP et TVA) sur un litre de super. Lorsque le gouvernement a proposé une modulation de la TIPP, dont il fixe le montant, pour financer la décentralisation dans les régions, il a fixé une fourchette. Bruxelles décrète que la modulation ne peut se faire qu'à la baisse. Chacun dans son rôle, l'Etat, dans sa grande sagesse, aurait donc dû fixer le taux maximal de modulation, et les Régions auraient alors choisi de baisser ce taux, ou non. Mais pas de l'augmenter.

- Devant Bruxelles, chaque Région devra justifier son choix. Le critère qui prévaudra sera la situation socio-économique de la population. La Région se situant à l'avant dernier rang pour le PIB par habitant, c'est tout vu.

- Si la Région, avec Daniel Percheron, ne menait pas ces politiques d'envergure, soyez sûrs que personne ne le ferait. De plus, ne négligez pas l'impact économique direct que l'activité induite par nos actions sur le territoire régional peut avoir dans l'amélioration économique du Nord Pas de Calais. Je le redis, faut-il renoncer aux pôles de compétitivité? Au plan contre le cancer? A la rénovation urbaine? A faire de notre Région, un territoire attractif ?

Je reconnais que cette note est un peu ardue, et la TIPP pas facile à expliquer. Il n'y a guère que Bernard Roman pour expliquer cela de manière claire et compréhensible pour tout le monde ... Mais je pense que les citoyens doivent savoir de quoi on parle, et au nom de quoi les décisions qui les concernent sont prises.

A quand une Région maîtrisant une part de l'impôt le plus juste? Celui sur le revenu!

Rénover ... Gambetta

  Depuis 1986, la Région s’est vue confier la responsabilité des lycées. Non pas de ce qui relève du contenu pédagogique, toujours de la responsabilité de l’Education Nationale, mais de tout ce qui concerne l’entretien des bâtiments et leur fonctionnement, tout ce qui permet aux lycéens d’évoluer dans un environnement propice à un apprentissage optimal.

Chaque année, nos efforts tendent à améliorer encore et toujours les conditions de vie des élèves, quelle que soit leur situation, avec la volonté de retrouver des chances de réussite équitable pour tous.

Sous l’impulsion de Daniel Percheron, Président du conseil régional, les 200 lycées du Nord – Pas de Calais se modernisent, se rénovent, se construisent. Une très grande attention est portée par l’Institution, à travers son Président, le vice-président aux formations initiales et leurs prédécesseurs, à ces équipements structurants qui maillent notre territoire, assurant ainsi dans le cadre de nos compétences, une équité territoriale satisfaisante.

C’est une véritable chance pour chaque territoire.  Cela a été décisif pour notre Région et cela lui permet de disposer aujourd’hui d’un parc d’établissements de qualité, avec plusieurs bâtiments absolument remarquables. Cela n’est pas le cas dans toutes les Régions, c’est ici le fruit d’une politique volontariste, reconnue par tous.

Certes, comme Paris ne s’est pas fait en un jour, 200 lycées, dont certains étaient en piteux état, ne se modernisent pas en quelques années, même si

la Région y consacre 1 M sur 3 M dépensés. Le lycée Gambetta a attendu son tour, et celui-ci est venu. Voici une esquisse du projet.

                                                            Lyce_gambetta_002_2   

 

Vue de l'autre côté du canal 

Lyce_gambetta_003_1

Perspective où on voit bien le souci d'allier modernité et préservation de la structure historique

Régionalisation à la Française!

Récemment, la Région a tenu sa séance plénière au Comité des Régions à Bruxelles, où nous avons été reçus par Michel Delebarre, son président. Passionnante et riche d’informations, cette session a été l’occasion d’appréhender autrement la situation de notre pays par rapport aux autres pays d’Europe.

L’échelon retenu comme interlocuteur des institutions européennes est l’échelon régional, pas le Département, ni l’intercommunalité.

Le référendum de 1969, qui prévoyait la création de Régions politiques puissantes, ayant échoué, le Conseil Régional tel qu’on le connaît, enrichi au fil du temps de décentralisations comme les lycées ou la formation professionnelle, est reconnue collectivité territoriale à part entière en 1986. Avec comme caractéristique une marge de manœuvre réduite, un budget restreint, et un recours à l’impôt très limité.  

Le découpage territorial maintient le Département, avec son budget – plus important que celui de la Région - et ses compétences spécifiques.

L’Europe n’a que faire de ces particularités françaises. Ainsi, notre pays se trouve dans une situation très ambiguë, avec un interlocuteur identifié, MAIS QUI NE DISPOSE NI DES POUVOIRS POLITIQUES, NI DES COMPETENCES, NI DE LA MARGE BUDGETAIRE DES AUTRES REGIONS, à qui l’Europe demande la même chose, a les mêmes exigences, considère de la même façon que ses puissants voisins.

Un Conseiller Régional en Allemagne est assimilé à un Abgeordneter (député), dans un Land  Allemand. En France, la Région est une institution lointaine et peu connue, sans réel pouvoir politique, a parfois un effet levier lorsqu’elle dispose d’une marge de manœuvre financière, et lorsqu’elle a assumé ses compétences obligatoires.

Comment, dans ces conditions, pourrions-nous avoir le même niveau de compréhension, de réponse, de dynamisme que ses homologues européens avec un tel morcellement des budgets et des décisions ?

Il n’y a pas qu’au niveau national que les institutions sont à réformer!

BUDGET 2006 - EXERCICE ARDU MAIS NECESSAIRE

Le budget primitif : 1 855 800 000 €

Dont 78% consacrés aux compétences historiques :

Les transports:307 M € (+ 10 M €)

Les lycées:278 M €

La formation permanente : 177 M €

L'apprentissage : 93 M € ( + 9 M€)

Il se caractérise par une maîtrise des dépenses de fonctionnement,

une augmentation des dépenses d'investissement ( + 15%)

+ 1 M € d'investissements sportifs

50 M € en chèque livre pour les lycéens ou en fourniture pour les apprentis.

La création d'une ligne budgétaire pour une politique expérimentale d'accession à la propriété pour les plus modestes.

La décentralisation a amené une recette supplémentaire de 50 M d'€ et une dépense de 65 M d'€. Différentiel :15 M €.

Ce budget conforte les orientations budgétaires de 2005:

Les pôles de compétitivité : 17,5 M €

La lutte contre le cancer : 8,7 M €

La rénovation urbaine : 35 M €

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Colloque La Vie Active - Novembre 05 - ARRAS

Le Conseil régional tient une place particulière dans l’amélioration de la vie quotidienne des personnes handicapées.

C’est un domaine qui ne fait pas partie du champ d’action du conseil régional. Mais quelle femme, quel homme, et au travers d’eux, quelle institution peut rester indifférent aux difficultés rencontrées quotidiennement par les personnes handicapées et leur famille ?

C’est pourquoi nous apportons systématiquement notre appui, et ce depuis longtemps, dès qu’il s’agit d’améliorer les conditions de vie de toute personne se trouvant en situation de handicap, avec, en fil conducteur, le souci du respect du choix de vie de la personne et son accompagnement dans la prise d’autonomie.

Même s’il n’existe pas au sein de l’institution régionale, de direction technique spécialisée dans ce domaine, il est présent dans chacune des thématiques abordées.

Et ceci tout particulièrement, dans le domaine du transport. Aucune commission transport ne se déroule sans que soit abordée l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, à tous les moyens de transport, gares ou pôles d’échange dont la Région a la charge. Cette dimension est également très présente lors de l’élaboration du Schéma Régional des transports ; lors des comités de ligne, et elle est essentielle lors des opérations de requalification des gares et de l’achat de nouveau matériel. Nous ne travaillons pas seuls, notre collaboration avec la SNCF dans ce domaine est unique en son genre en France. Nous étendons notre réflexion en y incluant, en plus du handicap physique, le handicap mental, et le handicap social.

Ce qui, au regard des études de l’OCDE nous amène à 20 voire à 30% de la population concernée au cours des 50 prochaines années. C’est donc bien un problème de société, auquel il convient d’apporter une réponse, et qui touche plus particulièrement notre région, où le nombre de personnes handicapées est plus important qu’ailleurs, en dehors de l’Ile de France.

Dans ces conditions, comment la Région aurait-elle pu rester en dehors de toute politique facilitant la vie quotidienne des habitants du Nord Pas de Calais et de leur famille, et cela, même sans y être contrainte ?

Comme dans d’autres domaines, le soutien de notre politique publique en faveur des personnes handicapées, n’est pas considéré comme une action spécifique, un domaine à part, mais comme une question issue d’une réflexion plus large, transversale, et qui s’intègre pleinement à un grand nombre de sujets.

Ceci correspond bien à notre volonté de favoriser, autant que possible, l’intégration de la personne dans le monde qui l’entoure. Nous participons, en tant qu’institution à de nombreux colloques, et les travaux de ce jour contribueront certainement, une fois encore comme ceux de l’année dernière, à faire avancer notre réflexion sur les progrès que nous devons encore faire.

Nous devrions en tenir compte encore davantage.

Dans le cadre de la nouvelle législation, nous voulons contribuer à la prise de conscience de l’importance que devrait avoir l’accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite pour chaque niveau de décision, que cela soit la communauté de communes, l’agglomération, le pays ou la ville lors de l’élaboration des plans de déplacements urbains, ou des plans de déplacement Entreprises, ou dans le cadre de déplacements à la demande.

A cet effet, l’institution régionale pourrait animer et coordonner les différentes actions locales afin d’éviter les ruptures dans la chaîne d’accessibilité, ce qui rendrait inefficace l’ensemble du système, et ceci aux dépens des personnes à qui nous voulons faciliter la vie.

Notre objectif est le respect des choix de vie de chacun et l’accompagnement des personnes dans leur choix d’autonomie, dans la mesure du possible.

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Ma fonction de conseillère régionale

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  Je siège dans trois commissions:

  La Formation et l'Apprentissage

  Les Transports et Infrastructures

  Le Tourisme