Position du PS sur l'Europe, pas de troisième voie
Le Bureau National, premier secrétariatisé (nous n’avons pas de président) par François Hollande, a, contre toute attente, voté une position concernant la ratification du nouveau projet de constitution européen.
Il me semble que l’objectif était d’adopter une position commune sur la base des décisions arrêtées lors du dernier congrès, à savoir que seul le processus référendaire pouvait défaire ce que le vote des français avait décidé. Rappelons au passage que c’était également la position de notre candidate Ségolène Royal.
Le minimum était d’exiger la tenue d’un référendum et en même temps d’arrêter une position commune : oui, non, ou non participation au vote.
Au lieu de cela, la décision a été prise mais à « à l’ancienne », à la hussarde, par un vote simple et brutal : 36 oui (dont Vincent Peillon), 20 non (dont Serge Janquin), 2 abstentions (dont Arnaud Montebourg) et une non participation au vote (Julien Dray), qui ne tranche rien du tout.
La position de Benoît HAMON était intéressante et avait le mérite de ne pas nous faire retomber dans le piège tendu par Nicolas Sarkozy. Un de plus. Ce vote sec, risque tout simplement de ranimer nos querelles sur la question européenne. Mais où est passé l’art du compromis et de la négociation dans tout cela?
Vraiment pas de quoi pavoiser comme le fait Jean-Luc Mélenchon. La question européenne s’est réouverte brutalement sous nos pieds alors que nous pouvions espérer qu’une méthode, qu’un point d’équilibre serait trouvés.
Cela me fait penser au sketch de Pierre Palmade, dans lequel on nous met face à 2 mauvaises solutions : tu préfères te faire manger tout cru ou jeté vivant dans de l’eau bouillante ? Nous avions la possibilité de dire, que les 2 termes de l’alternative ne nous convenant pas, nous en choisirions une troisième. Il semblerait que non.
Tout cela me laisse vraiment perplexe.