TOULOUSE : CONGRES 2008 PART 1
Le Parti Socialiste prépare son congrès, 22 ème du nom de l’ère post SFIO.
Bien que nous ayons fêté notre centenaire en 2005, plus précisément le regroupement de différents mouvements socialistes : les guesdistes, les blanquistes, les réformistes et d’autres au sein de la SFIO et dont le principal emblème reste, bien sûr, Jean Jaurés, un intellectuel humaniste, sage visionnaire, assassiné après s’être élevé avec la plus grande énergie contre la boucherie de 1914-1918.
Mais je m’égare ... sauf à dire que nos racines, c'est une chose, notre avenir, c'en est une autre. Accrochés à nos fondamentaux (quoique nous ne soyions plus révolutionnaires !) nous n'avons pas bien su prendre notre envol pour aller vers demain.
Le Parti Socialiste dans sa forme actuelle avec ses congrès et courants renaît à partir des années 1968/1969. Un premier Nouveau Parti Socialiste, suivi des Poperenistes. La SFIO et d’autres (le PSU) finissent par se regrouper sous la bannière unique du Parti Socialiste dans sa forme actuelle. Tout ça pour dire que ce parti a toujours évolué et qu’il continuera à le faire.
Le contexte du congrès de Toulouse est plutôt incertain. Une 3ème défaite consécutive aux présidentielles, de belles victoires aux élections européennes, régionales, cantonales et municipales. Mais les élections ce n’est pas tout. Nous avons connu aussi des moments difficiles, à ne pas renouveler selon moi : la campagne interne européenne, et la désignation de la candidate aux présidentielles.
Trop de démocratie nuie t-elle à la démocratie ?
Sur la question européenne, rien n’est encore vraiment tranché et la braise rougeoie encore sous la cendre. Pour ce qui de la désignation du candidat à la présidentielle, je pense que nous ne renouvellerons l’expérience. Notre problème de leadership n'est un secret pour personne. Tiraillé entre la grandeur d'un projet et la nécessité de le porter avec un minimum de charisme et la multiplicité des talents se reconnaissant dans ce portrait.
Trop de talent tuerait-il le talent?
Nous avons déjà 2 candidats presque déclarés pour 2012 : Ségolène Royal, s'y prépare, bien évidemment, Laurent Fabius est prêt à repartir, on est en droit d’imaginer que François Hollande et DSK y pensent en se rasant.
Pour le Poste de Premier secrétaire, se sont déjà déclarés candidats d’une manière ou d’une autre : Pierre Moscovici, Julien Dray, Ségolène Royal, Claude Bartolone, Marylise Lebranchu et j’en oublie sans doute … d’autres ne l’excluent pas : Bertrand Delanoé. D’autres y pensent sans doute sans nous le dire.
Il va falloir que nous fassions preuve de sagesse collective pour ne pas revivre un congrès type Rennes, où le débat se situe surtout au niveau des personnes. Ce congrès est un congrès intermédiaire : il y en aura au moins encore un ou deux avant la prochaine présidentielle.
J’ai confiance dans ce parti pour faire sa mue, pour se réorganiser de manière plus efficace. Moins de lourdeur. Il faut repenser le système des courants, cela ne veut pas dire les supprimer, mais les faire travailler dans l'intérêt général et pour les Français. Modifier les hiérarchies. Dégager des majorités claires. Nous ouvrir plus encore à l’extérieur. Réapprendre l’art du compromis. Au diable nos vieux principes, il faut dépoussiérer tout cela.
Cette cure d'opposition nationale doit nous réapprendre l'humilité, Nous devons travailler, travailler et travailler encore pour retrouver le chemin des responsabilités nationales. Ne serait-ce que pour rétablir la justice sociale, renverser les priorités, remettre l'éducation de nos enfants au centre de notre politique, mieux répartir la richesse, redonner des règles au marché, redonner confiance aux Français. Ca fait envie, hein? C'est exactement ce que nous devons faire : donner envie!














